Céline, Esclave à Plein Temps de Jacobsen

Jacobsen, c’est l’auteur des hilarants et excellemment bandants « Lou, Taxi de Nuit » ou encore « La Grenouille« .

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En bref, Céline s’ennuie dans une soirée, mais lorsqu’un homme viril l’invite à danser, puis l’oblige à la sucer dans les toilettes. Sa vie est métamorphosée et elle devient la soumise, non, l’esclave prête à tout pour satisfaire les moindres désirs de cet homme brutal.

Si on connaît le trait délirant de Jacobsen, c’est ici son trait réaliste, puissant et savamment encré. Ici, c’est l’escalade dans la soumission qui est l’enjeu, le nerf de cette BD. Le verbe est brut, la domination totale, bien loin des « jeux » ou de l’imaginaire SM façon « Dressage de Jane« .

La rencontre fascine Céline, en manque de mâle viril et macho. Perturbée, elle rentre vite dans son rôle et accepte sa nouvelle position. Elle va jusqu’à accepter toutes les dégradations physiques et les humiliations possibles, du rasage de crâne, à l’épilation intégrale, aux piercings, mais aussi à offrir chacun de ses orifices à des inconnus jusqu’à être vendue par son maître en manque d’argent.

Il y a peu de jeux de fouet ou de bondage dans ces planches. Jacobsen privilégie les scènes de sexe, notamment de groupes et la sodomie. Il s’autorise tous les extrêmes pour choquer le lecteur, y compris l’inceste, respectant ainsi certainement les demandes de son éditeur de l’époque pour le magazine BD adultes ou BDSM.

Si le lecteur oscille entre doute sur la réalité de ce qu’il lit et la fascination déplacée que provoque cette pornographie humiliante, la BD n’en reste pas moins très efficace et sincère dans ce qu’elle propose, une femme objet.

– Je suis votre esclave, une vulgaire putain, un jouet sexuel… On peut tout me faire et je fais tout : je suce des bites et chattes, je jouis quand on me baise ou quand m’encule, j’avale tout : foutre, pisse et même…

– Bon ! Bon ! C’est bien ! Tout le monde a entendu que tu étais une petite vicieuse. Maintenant, il faut le prouver…

(Version lue IPM – disponible sur le site de Xavier Duvet)

Sex Obsessions de Robert Crumb

Robert Crumb est un des dessinateurs par lequel la Bande Dessinée a gagné en maturité.
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En bref, Dian Hanson compile planches, dessins et histoires courtes représentatives de la fantasmagorie dense de R. Crumb. On y retrouve ses personnages phares tels que Snoid ou ou Mr. Natural. Mais le personnage principal reste l’auteur, ses obsessions, ses freins, et comment il a appris à s’assumer.

Avertissement, le livre est intégralement en anglais et plutôt bavard ! Vous êtes prévenus !

On retient évidemment de Crumb son obsession pour la gent féminine, surtout pour les gabarits imposants, ses délires sodomites, sa passion pour la fellation, mais aussi une forme de domination et son fétichisme le poussant à chevaucher ses conquêtes. Ce que je garde en tête est son parcours en tant qu’homme, de l’adolescent boutonneux et frustré à la superstar du comics underground.

Il est angoissé et cela entraîne chez lui des réflexions qui partent dans tous les sens le rendant parfois difficile à suivre. Cela confère souvent un ton très psychanalytique à ses planches. Par l’humour, il prend de la distance par rapport à ses penchants, les exorcisant pour mieux les accepter.

Sa relation aux femmes est partagée entre la peur physique (il est maigre et elles sont massives) et la crainte de ses fantasmes qu’il décrit souvent comme une frénésie. Il souhaiterait en faire ses choses, tel qu’on le voit se masturber dans leur bouche, s’asseoir sur elles, etc.

Si les femmes vous angoissent, si vous n’assumez pas vos envies, Crumb vous apportera certainement des clés pour mieux vous assumer et ça ne manquera pas de vous faire rire !

– I was raised to be a christian, but somehow the devil got me. I don’t know how it happened. Lord help me !

(Version lue TASCHEN)

Intégrale Anita de Guido Crepax

La sortie de l’intégrale Anita par Delcourt est l’occasion ultime de revenir sur ce monument de la Bande Dessinée érotique.

Guido Crepax Integrale Anita CouvEn bref, cette intégrale réunit les 4 albums dont Anita est l’héroïne. Les 3 premiers ont été chroniqués plus tôt : Anita, Hello Anita et Anita en direct. Intéressons nous donc à l’inédit Anita en Couleurs dont c’est la première publication française.

Anita est nue devant sa télé, bien décidée à profiter des programmes de la centaine de chaînes à sa disposition. Les héros de tout ce qu’elle regarde viennent la harceler, la taquiner, la toucher. Et c’est bientôt le chaos…

Un titre de Crepax, c’est souvent une épreuve surtout dans ses projets personnels, Valentina et Anita. Ces titres réunissent tout le talent de mise en page, mais surtout propose des œuvres uniques qui ne se prêtent qu’au format de la Bande Dessinée. Le résultat est souvent une BD un peu compliquée à lire, mais tout à fait unique. L’expérience que vous propose Crepax vous ne la trouverait nulle part ailleurs.

Les corps sont longilignes, tendues. La volupté transpire dans chaque planche. La séance de masturbation de l’héroïne est enivrante. Le lecteur partage ses fantaisies au fur et à mesure qu’elle appuie sur sa télécommande.

On peut sentir le délire psychédélique dans Anita. Le trip sous acide est certainement ce qu’il y a de plus proche. L’héroïne fantasme, délire et hallucine. Où est la réalité ? Mais la réponse d’Anita n’est elle pas de s’en fiche et de vivre sa fantaisie ?

Pur produit de son temps, l’intégrale Anita est aussi l’occasion pour Crepax de livrer son regard sur son époque, la technologie, mais aussi livrer son inspiration et rendre des hommages (voire des placements de ses propres productions, cf Dracula). Un bijou que les collectionneurs chériront longtemps !

– Ferrari, Williams, Alfa Roméo, Mc Laren, Béatrice, Minardi, ne donnent pas le bonheur …

– Je le sais… Je le sais, Amanda… Je n’étais à la recherche que d’un plaisir passager… Mais tu dois me ramener Johnny… Il sait me toucher de façon si irrésistible ! Oh… OH !!

(Version lue Delcourt Erotix) (planches issues de Anita 1)

Ombre & Lumière T6 de Parris Quinn

Il y avait bien longtemps qu’on avait pas parlé de Parris Quinn et de ses récits illustrés.

Parris Quinn Ombre lumiere T6 Couv

En bref, 3 histoires courtes sont au programme de ce volume. La 1ère porte sur un couple qui se filme et dont la femme adore les bites énormes. Le deuxième récit voit aussi un couple s’ouvrir où la femme soumise s’offre avec le plus grand des plaisirs. Enfin, la dernière est le rêve d’une femme qui se voit avec un pénis énorme et découvre son nouvel appendice.

Il y a quelque chose de fascinant à chaque Ombre & Lumière. Ce doit être ce mélange de planches exquises qui semblent réelles, tirées de photos ou de vidéos, et les textes souvent crus. Ces derniers offrent toute la chair exquise, le carburant délicat qui pousse l’érotisme et prolonge la pornographie visuelle des dessins.

La lecture est simple, fluide, parfaitement lisse. Le cadre est parfaitement maîtrisé par le lecteur. Ici, c’est presque vos voisins qui s’envoient en l’air. Ils se filment, font des jeux SM et prennent l’apéro avec vous dans la foulée. Alors oui, il y a un petit goût de porno amateur qui n’est pas pour déplaire, l’érotisme en BD étant souvent chic et bourgeois.

Véritables containers remplis de désir, de fantasmes et de luxure, Ombre & Lumière est une série qui mérite une large place dans le haut de votre bibliothèque. Néanmoins, sachez apprécier les textes qui peuvent rebuter certains.

– Keith ne voulait pas rater ça et fit un zoom avant : Jackie haletait, gémissait même, en travaillant la queue avec dévotion. En un éclair, le foutre jaillit en jets épais et lui remplit rapidement la bouche.

(Version lue DYNAMITE Collection Canicule – disponible aussi chez BD Adultes)

Trans/Est de Roberto Baldazzini

On a déjà parlé à maintes reprises des oeuvres de Roberto Baldazzini. Tous ses titres érotiques majeurs ayant été publiés, c’est peut-être la dernière chronique sur cet artiste immense.

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En bref, 2 pays, la Lusitanie et l’Estlandie, se livrent une guerre sans merci. En Lusitanie, Marthe complète son entrainement de dominatrice pour partir espionner en territoire ennemi. Elle est parachutée sur place, une fois sa formation complétée et sa greffe de pénis effectuée…

Trans/Est est la première BD ouvertement érotique de Baldazzini, auteur cher pour l’Erotographe. On retrouve dans ce monde bipolaire les obsessions qui éclateront dans CasaHowhard, la confusion des genres, les jeux sadomasochistes, le fétichisme, mais aussi un univers complètement tourné vers le sexe, comme façon de vivre et comme arme de guerre.

Le récit rend largement hommage aux soaps fantastiques tels que Flash Gordon et aux pulps d’espionnage. Le tout baigne dans une bizarrerie (parfois absurde et grotesque)  dans laquelle Baldazzini adore plonger ses lecteurs. Hommes, femmes semblent être des concepts dépassés, ainsi que la sexualité consensuelle. Dans ses pages, ca claque, suce, sodomise, et le plus souvent avec une inversion des standards.

La ligne claire de l’auteur a ici un trait épais et gras, donnant une noirceur aux planches, mais qui dégage beaucoup de noblesse. On voit déjà une grande créativité dans les situations, notamment les scènes SM. On peut y voir un hommage à Stanton, mais ici l’élève modernise le propos et, à mon humble avis, dépasse le maître.

L’édition française de cette Bande Dessinées de 1994 est riche d’un port folio campant bien l’univers rétro futuriste Lusitanien et une postface assurée par Christophe Bier qui brosse un portrait intelligent de l’oeuvre de Baldazzini. Serious Publishing mérite son nom !

– Je ne sais plus quoi faire. Elle aime le fouet, le clystère, la verge cloutée… On a tout essaye ! Elle est en rut !

(Version lue Serious Publishing)

Nymphomaniaque de Coax

Coax est le pseudonyme pour l’association de 2 auteurs espagnols Cabezas et Munoz.

COAX Nymphomaniaque Couv

En bref, le recueil contient une vingtaine d’histoires courtes à l’origine parues dans le magazine Kiss Comix, disparu en 2011. Les récits sont variés et oscillent entre pornographie et humour potache.

Dans ce sacré foutoir on rit, on s’émoustille et on prend un bon temps sans prise de tête. Ne vous attendez pas à une révélation à la lecture, mais le produit est honnête.

Les corps suintent, les vulves ruissellent, les bites sont raides et des litres de liquide séminal coulent au long des pages. Vous êtes prévenus !

Le dessin est agréable et efficace. Vous jugerez par vous même avec les extraits ci-dessous.

Cependant, on peut regretter le manque de variétés dans la sexualité exposée ici. Les auteurs restent campés sur l’hétérosexualité. Dommage, le format Histoires Courtes se plie bien volontiers à la pluralité du propos. De même, les personnages féminins sont exclusivement des femmes « prêtes à tout pour avoir de la queue ». Çà ne manque pas d’intérêt, mais ça lasse.

– Tu me la lubrifies si bien qu’elle peut rentrer dans n’importe quel trou bien serré !

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage – disponible chez BD Adultes)

Omaha, Danseuse Féline T1 de Reed Waller

Omaha est le titre le plus connu issu de la collaboration entre Reed Waller et Kate Worley.

REED WALLER omaha danseuse feline T1 Couv

En bref, Omaha est une danseuse qui fait des strip-teases. Elle et ses formes divines envoûtent littéralement les spectateurs qui bavent sur le plancher et lâchent leurs dollars. Alors qu’elle devient la « chatte » du mois dans un magazine de playmates, elle tombe amoureuse de Chuck Kat. C’est alors que des gens mal attentionnés vont essayer de profiter d’elle…

L’univers « Funny Animal » n’est pas sans rappeler l’excellent Fritz The Cat de Robert Crumb. Mais il est nettement plus consensuel, restant dans une légèreté et une naïveté douce.

L’histoire et l’ascension de la strip-teaseuse s’effacent peu à peu pour laisser place à un récit de famille et de mafieux qui pêche par son manque d’intérêt.

On attendait du sexe, du fun, de la légèreté de mœurs et de la beauté féline. Il y en a, mais on reste sur sa faim.

Malgré un dessin propre et de bonnes intentions qui transpirent dans les pages, le comics accuse son âge et ne parvient pas à sortir de son époque. Attention, le titre n’est pas mauvais. J’ai même passé un bon moment de lecture. Mais, voilà, ça manque de chaleur et l’histoire est convenue.

Un peu déçu, mais on attend la suite (qui ne devrait pas tarder à ce qu’on me dit…) !

– Baise-moi comme une salope et tu verras ! Maintenant, passe à l’action, mec !

(Version lue TABOU Editions)

La Fille de la Plage de Inio Asano

Inio Asano est décrit comme un des mangakas les plus influents du moment.

Inio Asano Fille Plage Couv T1En bref, Koume, jeune lycéenne frêle, se lie d’amitié avec Isobé, un adolescent renfermé. Ils se voient en secret en dehors du lycée et découvrent ensemble la sensualité, puis une sexualité de plus en plus débridée. En parallèle, la psychose d’Isobé se développe.

Il y a 2 mondes dans la Fille De La Plage : la sphère publique avec le lycée et la famille, mais aussi la bulle intime, là où se vit la non-histoire entre les protagonistes. Koume cherche à développer sa vie sociale, à s’intégrer et contenter sa famille, tandis que Isobé est solitaire, son père étant éternellement absent, et tient un blog sur les animés. Inio Asano Fille Plage Couv T2

Les 2 protagonistes ont en commun leur fragilité. Elle est malingre, presque trop frêle et, lui, est particulièrement instable. Le lecteur s’attache à la première de façon quasi paternelle, tandis qu’on redoute de plus en plus les accès maniaques et psychotiques du second.

Ainsi, le drame tisse sa toile, oscillant entre recherches sexuelles, questions sur l’amour ou encore quelle place trouver dans la société. Et ce n’est pas tout tant le récit est riche et interpelle le lecteur sur les motivations de chacun. Au terme des 2 volumes, la tension est palpable et les personnages attachants.

On ne peut que le recommander aux amateurs de récit psychologique intense avec des thèmes adultes, malgré le contexte très adolescent. L’érotisme peut sembler assez froid et manqué de passion, ce n’est que pour rappeler que cette histoire n’est pas masturbatoire.

– On a beau le faire encore et encore, je sens comme un vide à l’intérieur de moi…

(Version lue Editions IMHO Vol1 et Vol2)

Julia de Olson

Olson, réédité chez DYNAMITE, est déjà responsable de Mi-Anges Mi-Démons.

Olson Julia CouvEn bref, Julie-Julia arrive à Paris et, à peine installée, se fait belle pour découvrir la capitale. Elle est vite séduite, puis kidnappée par un bellâtre qui la brutalise, puis la viole. Elle réalise vite qu’elle va être prostituée de force…

3 volumes sont réunis dans cette intégrale au goût faisandé. Premier constat, le lecteur retrouve le goût des albums des années 80. Ici, la femme, l’héroïne ne décide rien. Elle est un récipient, un fourreau. Et on n’est pas invité à ressentir beaucoup d’empathie pour elle. Elle subit les scènes de sexe, mais finit par aimer, c’est une de ces fameuses « Salopes qui s’ignorent ». Pareil, elle ne veut pas être call-girl, mais finit par accepter sa condition. Paradoxes dont l’auteur ne s’offusque jamais. Afin de satisfaire un lectorat masculin en manque de domination machiste, il ressort la « victime consentante », croisement de femme-objet et animal de compagnie sans volonté propre ou qu’on ne respecte pas.

A la lecture, j’ai ri… Nerveusement. Et j’ai réalisé le parcours de la BD érotique plus moderne où les rôles sont mieux équilibrés. Ici, les scènes sont forcées, mal jouées, constamment partagées entre fuite et plaisir sous contraintes.

Vous aimez les scènes de viol, la domination (« Moi, gros mâle, toi, grosse pute » avec scènes SM de pacotille) et le dessin (pas forcément vilain) d’Olson, vous pourrez peut-être apprécier. Moi, je passe mon chemin.

– Entièrement soumise, Julie subit les frasques de sa tortionnaire ! La douleur n’est que passagère et accroît son plaisir …

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage)

Rose Profond de Pirus et Dionnet

Jean-Pierre Dionnet est connu pour être un des trublions des Enfants du Rock. Pour ce qui nous intéresse, on retiendra son rôle dans Métal Hurlant, l’Echo Des Savanes et la BD en général. Il fournit à Pirus un scénario digne de l’expert en Bandes Dessinées qu’il est.

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En bref, Malcolm le rat est un héros du pays rose où tout est beau et joli et où tout le monde s’amuse. 50 ans qu’il tient le grand rôle, ce soir, il a droit à une fête en son honneur. Tout le village est là et Malcolm est vite rincé à grands coups de bière. Il en profite pour s’écarter avec Mimi, celle qui lui fait miroiter ses charmes depuis 50 longues années. L’alcool et la frustration de Malcolm lui font commettre l’irréparable et il viole la tendre Mimi. Il n’en faut pas davantage pour qu’il soit condamné à l’exil…

L’univers Funny Animal de Rose Profond que tout le monde connait avec Mickey Mouse est la référence pour le divertissement destiné aux enfants. Beaucoup d’auteurs s’en sont inspirés pour leur création en y injectant une dimension adulte, notamment Crumb et Fritz The Cat, mais aussi l’essentiel MAUS de Art Spiegelman.

Le lecteur est donc plongé dans un univers confortable sans grande surprise où chaque personnage est un animal, hormis Mimi, l’alibi sexuel de l’histoire, qui est humaine. On se prend au jeu de ce récit qui surprend par sa maturité et son respect à sa matière originelle.

C’est au final un très bel hommage irrévérencieux à la BD et animation américaine jusqu’aux années 50, que j’aurais apprécié plus long tant le dessin de Pirus est élégant avec des couleurs excellentes.

Alors, certes, vous vous demandez où est la fesse dans tout ça ? Un rat qui sodomise une femme, ça ne vous suffit pas ?

– Essaye pas de filer, salope ! Et puisque nous devons nous marier un jour, je prends un acompte… Et sans déflorer la putain de virginité à laquelle tu sembles tant tenir !

(Version lue Casterman)