Pure Trance de Junko Mizuno

Junko Mizuno est connue pour ses adaptations de contes de fée occidentaux comme Hansel et Gretel, Cendrillon, etc.

Junko Mizuno Pure Trance CouvEn bref, le monde est dévasté après une guerre mondiale et la population s’est repliée en sous-sol. On suit les aventures des infirmières et des patients d’un hôpital délirant dirigé par une directrice folle et droguée.

L’univers décrit par Mizuno est très complet, bourré de détails et sombre. Et le tout contraste avec des personnages mignons aux attitudes enfantines et inconséquentes.

Dans une ambiance très sexy, les infirmières portent des tenues très courtes, sont fouettées par la vilaine directrice et se droguent.

Il est difficile de qualifier Pure Trance d’érotique, mais c’est bel et bien un manga girly sexy destroy et drôle aux thèmes matures et coquins. Fétichisme, relations sadomasochistes, alcool et drogues sont au programme et parfaitement intégrés dans l’histoire.

Publié à la base pour des CDs, le récit parait décousu et pèche un peu dans la narration. Mais on ne boude pas le plaisir provoqué dans cette histoire post-apocalyptique mélangeant sexy, fantasy, aventures et hallucinations.

(Version lue Editions IMHO)

Chantages T2 de Ardem

Ardem est certainement l’auteur français le plus extrêmement pornographique.

Ardem Chantages T2 CouvEn bref, Héléna subit le chantage de collègues et doit ne rien refuser à ces maîtres chanteurs. C’est au tour de sa fille Léa d’avoir à subir le même sort par le fils du patron. Et il sera tout aussi inventif, cruel et sadique que son aîné.

Toujours dans le même style graphique réaliste et sale, Ardem malmène ses personnages féminins les livrant complètement aux plus bas instincts masculins. Le lecteur trinque entre écœurement et fascination.

Si il y a bien une devise qui caractérise le travail d’Ardem, c’est « toujours plus, toujours plus loin, toujours plus pervers » et la série Chantages ne déroge pas à la règle. Si le premier volume était déjà moralement discutable, le second pousse le bouchon plus loin. Petit bémol (et ce n’est pas un mal), on note la disparition de l’urophilie. Toutes les scènes sont exclusivement sous contraintes.

Léa est un personnage moins lisse que sa mère. Elle est plus provocante et joue de son pouvoir sur les hommes au début de l’histoire, mais tombera vite dans l’enfer du chantage.

Donc beaucoup d’excès et aucun compromis sont le nerf de cette série choc. Impossible de rester indifférent, on en serait presque à sortir aussi traumatisé de cette histoire que le seraient Héléna et Léa.

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage)

Angie Infirmière de Nuit de Chris

Chris est un auteur espagnol évoqué précédemment pour « le Dressage de Jane« .

Chris Angie Infirmiere de Nuit Integrale CouvEn bref, Angie est infirmière. Pardon, elle est l’infirmière fantasmée, avec porte-jarretelles sous la blouse, fesses à l’air et poitrine prête à sortir. Elle est une grande professionnelle et ne perd pas de vue le bien-être de ses patients, mais aussi celui de ses collègues et des vilains voleurs, etc. Bref, tout le monde lui passe dessus. Elle deviendra vite infirmière à domicile, c’est plus pratique et ça rapporte davantage.

« Angie » est un pur produit de la BD érotique des années 80, du fantasme à l’état brut, un scénario microscopique ou aberrant et des scènes de sexe enchainées non-stop. On relit le tout avec une forme de nostalgie amusée.

L’intégrale est agréable, malgré des problèmes de pagination sur la version lue et le manque des couvertures de chaque tome. Le dessin proche d’un G. Lévis est plaisant, sans toutefois parvenir à son niveau. Mais on se positionne davantage ici dans le plaisir coupable rigolo que dans une lecture efficace. Les dialogues contiennent des perles dignes des films porno de l’époque.

Donc, force est de constater que la BD accuse son âge. Elle ravira les plus anciens sans aucun doute !

– Senorita, vous êtes de la « pura dinamita » prête à exploser.

(Version lue DYNAMITE collection Outrage)

En chien de Madet

Madet est un jeune auteur français dont on a chroniqué le premier album, « Le Sale Petit Con« , et fait une interview.

Madet En Chien CouvEn bref, nous retrouvons Michel toujours célibataire, toujours à la recherche d’une moitié. Cette fois, on suit ses rencontres faites par internet. Déboires, désillusions et débandades sont au programme.

Michel, c’est un peu le portrait du jeune homme moderne dans lequel on se reconnait. Il est un brin cynique, volontaire, facilement moralisateur, opportuniste, obsédé et frustré.

La quête d’autrui est un parcours difficile. Michel en fait les frais. Mi-victime, mi-responsable, il aborde chaque rencontre plein de préjugés et d’attentes souvent déplacés, et toutes les filles sont le plus souvent repoussantes et presque folles. On plaint les personnages et on se moque beaucoup d’eux (et donc de nous aussi).

Si vous avez déjà fait des rencontres par un quelconque site, les situations vous feront sourire. Un album plus que sympathique dans la lignée du premier album de Madet.

– Je la nique ce week-end et tout le monde est content !

(Version lue Editions Le Moule-à-Gaufres)

Burlesque Girrrl de François Amoretti

François Amoretti est un dessinateur français aux passions variées, le Japon et les belles filles entre autres. Il a notamment collaboré avec Lanfeust Mag.

En bref, Violette et ses 3 amis ont un groupe de rock, les GRRRL. Promis à un bel avenir, ils rencontrent néanmoins des difficultés financières. Violette, avec ses formes affolantes, ses tatouages et son impudeur, accepte de participer à des soirées effeuillages pour gagner un peu d’argent afin de permettre au groupe d’enregistrer la maquette qui les fera connaitre.

Le dessin d’Amoretti a quelque chose d’attirant avec ses rondeurs et les couleurs bien choisies. On reste cependant perplexe sur le regard des personnages qui semble vide.

Véritable hommage ou immersion dans des univers très à la mode en ce moment, le burlesque et ses shows y sont présentés avec un respect évident excluant la perversité, mais incitant au respect. Le rock’n roll et les grosses voitures y tiennent une place importante aussi, mais c’est surtout la culture du tatouage  qui est mis en avant sans tapage futile.

Le scénario reste relativement plat, comme dans une sitcom adolescente. C’est un peu fade et entendu, beaucoup d’attitude pour un fond bien léger. Par contre, la construction des planches, surtout celles où les cases explosent, traduit les émotions ressenties par les personnages et amène de vrais bons moments.

Si vos centres d’intérêt correspondent aux thèmes centraux et au milieu décrits, la lecture sera plaisante. Sinon, la poitrine opulente de Violette reste un bel argument.

– Mesdames, Messieurs, plus vous hurlez, plus elle s’effeuille !

(Version lue Ankama)

Justine, d’après le Marquis de Sade, de Guido Crepax

On a découvert Crepax par ses adaptations rééditées par Delcourt, nous continuons donc avec Justine.

En bref, grand classique du Marquis de Sade, Crepax adpate les malheurs de Justine. Juliette et Justine sont 2 sœurs, très vite séparées. Elles prennent 2 chemins opposées, le vice et la luxure pour Juliette, la vertu pour Justine.

Crepax ne suit que Justine qui, pleine d’espoir et de ferveur religieuse, laisse son destin dériver au gré de ses rencontres. Elle sera abusée, violée, trompée, poussée à bout, mais jamais ne changera.

On reconnaîtra toujours à Crepax sa grande maîtrise des sens et des situations. La perversion des actes et la lascivité des tortionnaires sont à l’honneur. Justine est la parfaite victime du début jusqu’à la fin.

Si vous n’avez jamais lu Sade, ce premier contact est certainement le meilleur possible, car relativement soft. Attention, certains thèmes abordés restent forts.

Au final, la rencontre de 2 grands noms nous livre un bon moment de lecture mature, explicite et ne trahissant aucun des auteurs.

– Comme il est doux d’être l’esclave de son propre palefrenier !

(Version lue Delcourt Erotix)

Interview d’Aurélien Guilbert (Déchus)

Suite à une soirée lors de laquelle Aurélien Guilbert dédicaçait le premier tome de Déchus, nous avons vite sympathisé et convenu d’une interview pour en savoir davantage sur lui et son univers.

– Peux-tu nous parler de ton parcours, tes études et ton travail actuellement ?
Vaste sujet !… (rire)
Avant tout, merci pour cette interview et l’intérêt que tu portes à mon travail.
Pour résumer, j’ai fait des études de communication visuelle, qui m’ont ensuite menées à devenir web designer pendant 7 ans pour un groupe de com lillois.
Mais depuis 4 ans, je suis professeur d’Arts Appliqués à mi-temps, ce qui m’a laissé la possibilité de mettre en place mon projet de BD et d’entamer ma carrière d’auteur.
Et me voilà donc aujourd’hui, gentil prof le jour, et bédéaste pervers la nuit ! (rire)

– A la lecture du tome 1 de Déchus (qui est, si je ne me trompe pas, ta 1ère BD publiée), on sent beaucoup d’influences diverses, notamment Frank Miller pour la colorisation d’un élément sur un fond noir. Peux-tu nous en dire davantage ?

Évidemment, l’influence de Miller, j’aurais du mal en en faire l’impasse : c’est sans doute l’auteur de comics que j’admire le plus, même si ses derniers travaux ont selon moi énormément baissé en qualité. Mais bon, on ne peut pas révolutionner le monde de la BD tous les jours non plus !
Il est clair que visuellement, Sin City a eu un impact très fort sur « Déchus », même si Miller n’a jamais prétendu être l’inventeur de ce style tout en contraste.
Mais très franchement, je dirai que c’est avant tout son style d’écriture qui m’a influencé, j’admire notamment Miller pour ses structures narratives éclatées, et Joss Whedon pour son génie de dialoguiste.
Maintenant, comme tu l’as dit, « Déchus » est ma première BD -en dehors que quelques strips internet- et il me faudra sans doute du temps pour digérer toutes mes influences et les amalgamer en un style qui me sera propre.

Je citerai également Klaus Janson, Jock, John Paul Leon et… Alex Varenne parmi les dessinateurs en lesquels je me reconnais le plus, même si je ne me considère pas comme un grand artiste, et plus comme un « scénariste qui dessine » que comme un « dessinateur qui écrit ».

Sinon mon dessinateur érotique favori reste comme pour beaucoup Manara, même si nos univers sont très éloignés. Quoique, il a bien dessiné récemment une aventure des X-Men !

– D’où t’es tu inspiré pour l’histoire de la saga? A quel point en est l’écriture ?

L’histoire de « Déchus » est en fait une synthèse de plusieurs scénarios que j’avais écrits, et dont certains remontaient à mon adolescence, mais qui n’avaient jamais été finalisés.

J’ai donc pioché de ci de là les éléments qui me semblaient les plus intéressants, et je les ai rassemblés dans un tout cohérent.

Il faut dire qu’on retrouve souvent les mêmes obsessions et des thèmes récurrents dans mes histoires, ce n’est pas comme si j’avais essayé de croiser Spirou avec Ranxerox ! (rires)

Ce que je voulais avant tout avec « Déchus », c’est avoir le contrôle total !

Il me semblait impossible de rendre la série digne d’intérêt sans aborder les scènes de violence, de sexe, ou les thématiques « sensibles » de façon frontale.

Je vois mal comment « Déchus » aurait pu conserver le même impact si j’avais fait des compromis…

En ce qui concerne l’écriture, l’ensemble de la série prévue en cinq tomes est déjà en place : je sais ce qui va se passer dans chaque volume, et comment finit l’ensemble.

Mais j’écris les dialogues au fur et à mesure que je réalise le découpage de chaque album, un peu comme pour les comics. Cela me laisse une marge de manœuvre et de spontanéité en cas de nouvelle idée à intégrer, ou de changement à effectuer dans le déroulement de l’intrigue.

– Tu es à ce point religieux ?

Ouh là, pas du tout en fait ! (rire)

La religion est un sujet qui me fascine, je l’admets, mais je ne suis ni pratiquant, ni vraiment croyant d’ailleurs. Je pense que oui, bien sûr, certaines choses nous dépassent, et que la foi comme moyen de dépassement de soi peut déplacer des montagnes. Mais le coup du vieux barbu dans les nuages qui crée le monde en sept jours et se boit tranquillement une binouze le huitième, ça non.

Par contre, l’aspect corporatiste du clergé et sa capacité de manipulation des masses m’a toujours intrigué.
En fait, on pourrait dire que j’aime l’idée de Dieu comme symbole de perfection à atteindre, mais pas celle de la Religion, qui n’est qu’un moyen de contrôler le peuple et de justifier toutes sortes d’atrocités bassement humaines.

Le sujet sera d’ailleurs largement abordé dans la série, tu t’en doutes.

– Tu nous as dit travailler à partir des outils numériques essentiellement. Peux tu nous expliquer les différences entre le dessin « traditionnel » et le numérique ?

C’est simple : aucune page de « Déchus » n’existe sur papier ! L’ensemble du travail visuel est réalisé dans le logiciel Photoshop, à l’aide de ma fidèle palette graphique !

Mais cela reste techniquement du dessin, puisque j’utilise un pinceau « virtuel » exactement de la même façon que si je travaillais sur feuille.

La seule différence, en fait, est celle du support : l’écran plutôt que le papier.

L’explication ? Cela me permet de gagner du temps, et c’est tout simplement une méthode de travail à laquelle je me suis habituée durant mes années en agence de pub et qui aujourd’hui me convient très bien.

– L’univers de Déchus est définitivement pessimiste et sombre. C’est une des rares BD avec laquelle je prolongerai l’expérience avec une bande-son. Qu’en penses-tu ?

Entièrement d’accord !

D’ailleurs, tu ne crois pas si bien dire, puisqu’avant même de travailler sur un album, j’en compose la bande-originale idéale ! Cela me sert à entrer dans l’univers que je veux mettre en place, et je serai incapable de faire sans cette étape !

J’invite d’ailleurs les curieux à se rendre sur la page Facebook de « Déchus », où je mets en ligne les listings de ces « compilations ».

Et si je devais ne choisir qu’une seule chanson pour résumer l’univers de la série, ce serait « You love me to Death » de Hooverphonic. Ce groupe mériterait d’être canonisé ! (rires)

– Par extension, tu es impliqué dans Internet où tu tiens toi même le site de « Déchus » (entre autres). Vois-tu des liaisons possibles entre la BD et cet autre média ?

Clairement, pour moi, « Déchus » est et restera une BD destinée à une publication sur papier. Je ne me vois pas du tout l’adapter en Ebook ou en version web animée.

Par contre, l’idée d’en élargir l’univers via un site internet ou des projets annexes multimédias, j’adore ça ! D’où la bande-son, le site internet, la page Facebook…

Un excellent exemple serait à mon sens la série « Freakangels » de Warren Ellis et Paul Duffield : ses pages sont diffusées en pré-publication sur Internet, mais elles restent aussi pensées pour une édition papier, et les albums publiés ensuite sont d’ailleurs magnifiques.

Je trouve ce principe très intéressant.

Qui sait, peut-être pour une prochaine série ?…

Vous pouvez suivre le travail d’Aurélien Guilbert sur son site www.aurelienguilbert.com et vous procurer Déchus sur le site des Editions Tabou.

Merci à lui pour sa disponibilité, sa franchise et les pages servant à illustrer cet interview !

Fantasmagories de Horacio Altuna et Carlos Trillo

Altuna est un dessinateur argentin qui a notamment travaillé pour Playboy. Par ailleurs, nous avons déjà parlé de Trillo pour l’excellent Bang Bang.

En bref, dans une sorte de futur proche, les protagonistes trompent leur ennui sur une sorte de téléviseur les plongeant dans d’autres réalités. Tous sont obsédés par diverses questions sexuelles : leur petite amie, leur femme, des pratiques, etc.

Le trait est simple, clair et efficace. Le ton reste très soft. On reste sur le malaise amoureux et l’incompréhension dans le couple dans la plupart des histoires.

Comme souvent, c’est la relative bêtise masculine qui est pointée du doigt, mais aussi la manipulation féminine cherchant à forger le compagnon à sa volonté. Rassurez-vous, tout y est léger et traité avec humour et fantaisies.

Grâce aux fameux écrans mystérieux, les univers sont très variés. Science-fiction, heroic fantasy ou intimité de la chambre, tout est traité intelligemment. En somme, Fantasmagories est une belle surprise se dévorant rapidement avec ses belles couleurs et son ambiance très particulière.

– Je suis arrivée à la conclusion que la seule chose qui t’importe c’est de satisfaire tes bas instincts d’animal ! Oui, tout comme une bête !

(Version lue Chefs d’Oeuvre de la BD érotique Tome 11 – Rombaldi Editeur)

The Pro de Garth Ennis et Amanda Conner

Garth Ennis est un scénariste de comics irlandais célèbre pour avoir écrit l’immanquable Preacher, renouvelé le personnage du Punisher et de Constantine. Amanda Conner est une dessinatrice irlandaise elle aussi.

En bref, une prostituée se réveille un jour avec des super pouvoirs. Elle est embauchée par la ligue d’Honneur pour lutter contre les super méchants.

Avec une grosse dose d’ironie et de cynisme, Ennis démonte le mythe du super-héros. Dans The Pro, c’est spécialement l’univers DC comics (Batman, Superman, Wonder Woman, The Flash, Green Lantern) qui est visé. Dénonçant les bons sentiments écervelés de ces héros, Ennis y injecte une dose de réalisme brut avec le personnage de The Pro. Elle gagne sa vie avec son corps et s’occupe de son braillard de bébé. De ses pouvoirs, elle ne voit que le moyen d’améliorer son quotidien.

Du coup, elle ne « pose » pas comme les autres héros, elle est. Elle tape très fort, jure, fume, arrache les membres et humilie ses adversaires en urinant sur eux ou livrant leur anus aux assauts de ses collègues prostitués.

Drôle et iconoclaste, The Pro dérangera les amateurs de super héros et fera hurler de rire les autres. Plus mature qu’érotique, c’est un vent frais dans l’univers trop souvent aseptisé du Comics.

– So you really don’t know what a blow job is ? (Alors tu ne sais vraiment pas ce qu’est une pipe?)

(Version lue Image Comics, disponible en français chez Editions USA – épuisé)

Viol d’Un Couple de Salomon Grundig

Peu d’informations sur l’auteur, Salomon Grundig, sont disponibles, si ce n’est qu’il a sorti un album en 2000,  La Tsarine Noire.

En bref, Aline et Michael forment un jeune couple et s’apprêtent à coucher ensemble pour la première lorsqu’ils sont surpris par le beau-père de la demoiselle. Celui-ci cherche à profiter de la virginité de sa belle-fille et, dans la confusion, Michael commet l’irréparable en poignardant le vieux pervers. Ce n’est que le début de la descente aux enfers du petit couple qui sera vite abusé par Etienne en échange de son aide.

« Viol d’un Couple » est l’adaptation d’un livre de Benoit Bertin publié dans les années 70. Le récit commence donc par l’initiation au sexe de nos 2 héros bien naïfs. Par la suite, ils sont transformés en esclaves et soumis au bon vouloir de partouzeurs bourgeois, le temps d’une orgie délirante. Enfin, le retour à la réalité est difficile pour eux et passera par une ultime scène où ils pourront enfin profiter d’eux-mêmes.

L’adaptation nécessite 3 tomes pour couvrir le récit. Très crues dans l’ensemble, les BDs comportent néanmoins des scènes bisexuelles relativement rares pour être soulignées. Le dessin de Grundig reste simple et efficace, mais peu convaincant dans l’ensemble.

Avec un manque d’âme propre à ce qui semble être le résultat d’une œuvre de commande ou de jeunesse, le tout reste touchant, notamment pour les derniers instants. Mais c’est bien fade…

– Tu me fais un effet terrible… Je crois que je pourrais jouir rien qu’en te regardant…

(Version lue BEDE ADULT’)