Insatiable de Douglo

Douglo est le pseudonyme de Horst Dounichdy-Glokken.

Douglo Insatiable couv En bref, Douglo s’exprime ici en petites histoires indépendantes. Tout d’abord c’est une ménagère au mari pas très subtil qui l’envoie à la gym pour lutter contre ses kilos en trop. Elle préfère la pâtisserie et surtout les pâtissiers. Ensuite, c’est un entretien d’embauche qui finit en débauche (oui, c’est un peu facile). Il y a aussi une comtesse très délurée qui accueille un couple perdu.

L’exercice de style rappelle les histoires courtes  qu’on pouvait trouver dans les magazines de BD porno. Mais ici le style graphique est rude, grossier et criard.

Sans trop savoir si l’objectif est l’humour ou le sexe, le lecteur est un peu décontenancé. Le tout a un caractère certain, mais ne parvient à satisfaire.

– Mais ce n’est pas de l’art ! C’est de la fornication !

(Version lue DYNAMITE Editions collection Petit Pétard)

Une Petite tentation de Jim et Grelin

On a parlé de Jim pour « Les Dessous de la Vie Amoureuse« . Portant sur cet album, Jim est au scénario et Grelin est au dessin.

UNE PETITE TENTATION[VO].indd.pdfEn bref, Calista et Anna sont 2 étudiantes fauchées. Calista fait du baby-sitting et squatte chez son frère. Anna, plus délurée, trompe son mec. Un soir, racontant leurs galères, elles se lancent un pari : faire craquer le père du plan baby-sitting et virer sa femme.

On ne peut pas reprocher grand chose à Grelin avec son trait très contemporain très inspiré manga et ses couleurs très « photoshop », si ce n’est peut-être un manque de caractère.

L’histoire est, elle, plutôt convenue. Les petites jeunes qui en  « veulent » mais ne réalisent pas vraiment ce qu’elles font. En se servant de leurs charmes pour séduire le père de famille, elles ne réalisent pas le mal qu’elles peuvent faire. La psychologie des personnages est caricaturale : Calista n’ose pas trop, Anna est « saute-au-paf », le père résiste comme il peut, la mère est en fait une salope et la fille adore sa baby-sitteuse.

On a certes vu des scénarios bien moins surprenants et les filles sont sympathiques. Mais tout est frustrant dans cet album. Les éventuelles scènes chaudes s’arrêtent net et surtout la morale permanente est insupportable. Le lecteur se fait « allumer » et les auteurs semblent lui dire que c’est mal.

Donc non. Dommage, le cocktail aurait pu prendre…

– En ce moment à la fac, y’a les instants tepu par exemple !

(Version lue Vents d’Ouest)

 

La Grenouille de Jacobsen

Jacobsen est un auteur français mêlant pornographie extrême et humour cinglant.

En bref, le titre complet est « La Grenouille qui voulait s’ la faire aussi grosse que le taureau », ce qui laisse imaginer le scénario. Une femme se touche en se godant l’anus quand 2 hommes apparaissent et, malgré leurs efforts, ne parviennent pas à la satisfaire. Mais ils lui promettent un sexe encore plus gros pour son anus terriblement demandeur.

Visant l’exubérance et l’efficacité, Jacobsen enchaine les scènes avec un scénario minimal. Digne d’un gonzo, « La Grenouille » propose des scènes uniquement anales extrêmes (madame veut rester vierge pour son mariage) et des dialogues d’une saveur incroyable. Il est difficile de ne pas mourir de rire devant les conversations.

Pour cette première BD, sortie en 1987, l’univers de Jacobsen est déjà posé : du sexe hard et une bonne dose d’humour et de second degré. Certes, ce ne sera pas du goût de tout le monde. C’est néanmoins une œuvre de grande qualité.

Avec une surenchère diabolique de sexes de plus en plus démesurés, les scènes s’enchainent bien avec un style très personnel. Il faut donc lire ou relire « La Grenouille » et pas que pour sa moralité.

– Oohhhh !Quelle magnifique bite !! Je.. Je crois que je l’aime… Allez ! Un petit tour entre mes nichons ! Mmhff… Je peux la téter sans baisser la tête…

– Moi aussi…

(version lue DYNAMITE – disponible sur le site de Xavier Duvet)

Sexy Symphonies de Solano Lopez

Solano Lopez est un dessinateur argentin, auteur entre autres de l’incontournable Eternaute.

Solano Lopez Sexy Symphonies CouvEn bref, 2 lycéennes s’enferment dans les toilettes pour hommes de leur lycée de jeunes filles pour y lire un magazine de BDs pronographiques et s’amuser entre elles. Ici le lecteur lit aussi les histoires.

Disons-le tout de suite, ce n’est pas ce qu’on a lu de meilleur concernant Solano Lopez. Le dessin y est moyen, les couleurs sont limites et les scénarios minimalistes. Pourtant le tout se lit bien et très vite. La raison est simple, peu de dialogues et des cases pas très intéressantes.

Certes, on rentre dans un format magazine. Sexy Symphonies était publié à l’origine pour le magazine espagnol Kiss Comics. Le rythme s’en ressent et le coté potache l’emporte. Ah, le doux pays de la gaudriole où une bite dans une chatte suffit au bonheur du lecteur !

Il en faudrait un peu plus pour satisfaire le lecteur. Mais il est trop rare de profiter des œuvres de Solano Lopez et on ne peut qu’encourager les rééditions !

– Aahhhhh! Impossible d’arrêter de se palucher ! Ces conneries m’excitent à donf’ !

(Version lue DYNAMITE Editions Collection Canicule)