Envoûtantes Chimères de Milo Manara

Milo Manara, la super star de la BD de fesses, nous revient avec un nouveau recueil.

Milo Manara Envoutantes Chimeres Couv

En bref, quand un éditeur veut essorer le fond d’un auteur qui bénéficie de belles ventes, il nous sort un recueil de ses histoires courtes plus ou moins inédites.C’est simple, rapide, peu coûteux et ça contente le fan collectionneur.

Manara, c’est ce type très doué vers qui on revient sans cesse dans chaque discussion sur la BD de cul, ce mec respectable et respecté au talent évident et trop souvent gâché.et c’est exactement ce que met en lumière ce recueil.

L’artiste rend des hommages appuyés à ses collègues (Pratt et Forest pour les histoires les plus touchantes) avec un vrai respect. Il s’essaie même à des formats peu courants comme le récit illustré avec cette correspondance fictive et torride avec une fan.

Difficile de détester le monsieur, c’est un grand parmi les grands. Il éclipse malheureusement trop de ses collègues.

– Nous sommes dans les rêves… Qu’y-t-il de mal dans l’érotisme ?

(Version lue Glénat)

Confessions D’Un Sex-Toy 2 : Libido(s) de Milly Chantilly

Milly Chantilly est un auteur à l’identité trouble (enfin presque).

Milly Chantilly Confessions d un Sex Toy 2 COuv

En bref, Sigmund est un canard vibrant qui nous évoque sa condition de sex-toy en compétition avec le genre masculin.

Zep est passé par là avec son Happy Sex et, depuis, les éditeurs ont senti le filon (On parle de 400.000 ex). Un vrai succès qui fait envie. Mais voilà, humour et sexe ne font pas souvent bon ménage.

Et dans ces pages, ça ne passe pas du tout. En plus de ma simple personne, j’ai passé la BD à des amies de passage. La critique de chacun est simple, c’est juste consternant, pas drôle et pathétique.

L’exercice était casse-gueule et Milly se prend les pieds dans le tapis. Pour quelles raisons ? A mon humble avis, il n’y a aucun affect avec le « personnage principal », l’humour y est convenablement entendu et le dessin a vraiment peu de personnalité (coucou Zep ou encore Arthur de Pins).

Mesdames, si votre ami vous offre cet album, fuyez !

– Ce qui plait avant tout aux femmes, c’est le sexe à piles !

(Version lue Ankama)

Giovanna ! Si ! de Giovanna Casotto

Comment faire pour parler de la 5e fois de Giovanna Casotto qui nous pond le même album constamment ?

Giovanna Casotto Si Couv

En bref, une nouvelle fournée d’histoires courtes à la sauce Giovanna attend ses fidèles lecteurs avec toujours autant de poils et d’imagination dans les scénarios.

Mais Giovanna, il est temps entre toi et moi de régler quelques points. Tu pousses la fantaisie à te mettre en scène en assoiffée de bites et de chattes en tout genre, soit. Tu veux incarner ce fantasme très masculin de la salope disponible à tout instant, mais qui reste maîtresse. C’est d’ailleurs intéressant que tu dessines souvent ce qui est, au final, une scène rêvée par tes personnages. Du fantasme dans le fantasme, we need to go deeper, dirait-on dans Inception. En plus tu aimes ça la profondeur.

Et ton penchant pour la pin-up ? Tu nous mets sans cesse des pleines pages de femmes en position équivoque, la bave aux lèvres (quand ce n’est pas du sperme). Ton vrai sens du trait et coup de crayon pour les rendus de peau sont souvent somptueux, ainsi que ton jeu avec les couleurs qui viennent habilement réhausser une bouche ou un sous-vêtement.

Mais alors pourquoi alors n’arrives-tu pas à me faire bander ? Peut-être suis-je blasé ?

Tu es juste prévisible, ma chère. On est en territoire connu avec toi, tu nous vends ta petite scène coquine et tu te fais peut-être plaisir. Moi, tu me lasses malgré tes qualités évidentes.

– Je vais vous refaire bander… Il est impératif que vous me sodomisiez !

(Version lue DYNAMITE Collection Canicule)

Madame de Jack-Henry Hopper

Jack-Henry Hopper est le pseudonyme de Jaques Géron.

Jack Henry Hopper Madame Couv

En bref, Madame est dominatrice professionnelle et reçoit ses clients dans ses appartements. Un jour, sa fille de 16 ans la surprend et réclame d’être initiée à son tour.

On découvre les joies de la domination sur une clientèle huppée, appréciant l’humiliation et la douleur. Parfois, cela fonctionne selon ses « points faibles », mais aussi cela tombe dans le rire gras. C’est le prix d’une BD qui veut en donner pour son argent.

Le ton est débridé,avec une vraie violence des images et des sévices , mais aussi le trait de Hopper. Ses femmes se ressemblent un peu toutes, mais restent pleines de formes et ont ce petit truc qui les rendent désirables.

On ne peut reprocher que la caricature de donjon grand format et ultra-bourgeois avec fantasmes de puissants magnats recherchant l’humiliation, la douleur et à se faire enculer ou pisser dessus. Il y a aussi à ses maîtresses qui, finalement, ne résistent pas à leurs pulsions et se masturbent frénétiquement.

3 tomes sont réunis dans cette intégrale qui ravira les amateurs de pornographie dessinée des années 90.

– Maîtresse… Encule-moi… J’en veux un gros dans mon cul de général !

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage King Size)