Bianca de Guido Crepax

Une nouvelle réédition d’oeuvre de Crepax nous oblige à parler  du dessinateur le plus érotique que l’on peut évoquer.

En bref, Delcourt a réuni les premières histoires de Bianca, l’autre héroïne phare de Crepax avec Anita et Valentina. Le monde de Bianca est proche du rêve, l’héroïne se laissant aller à l’histoire, lascive, brune, nue, attachée, fouettée, mangée, habillée, détaillée, humiliée…

La lecture d’une oeuvre propre de Crepax (hors ses adaptations) est toujours éprouvante. Le récit semble se construire au fil de la lecture, les cases répondant à la précédente, donnant un côté confus, propre au cadre du rêve dans lequel Bianca baigne.

On est donc à la merci de la psychologie de l’auteur qui gave ses pages de symboles et de références diverses (contes, littérature contemporaine, historique, etc.). Si l’œil est flatté par un dessin somptueux et des corps fluides et dignes, le cerveau est stimulé (ou malmené) par la construction des pages et le rythme infernal des aventures de la belle brune.

Objet artistique évident, Bianca (et l’oeuvre de Crepax par ailleurs) est une de ces œuvres quasi-psychanalytiques pour « sapiosexuel » et autres branleurs de cortex. (moi, j’adore !)

– Pauvre Bianca ! Tu as perdu… Maintenant, tu dois être punie !

(Version lue Delcourt Erotix)

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