Angie Infirmière de Nuit de Chris

Chris est un auteur espagnol évoqué précédemment pour « le Dressage de Jane« .

Chris Angie Infirmiere de Nuit Integrale CouvEn bref, Angie est infirmière. Pardon, elle est l’infirmière fantasmée, avec porte-jarretelles sous la blouse, fesses à l’air et poitrine prête à sortir. Elle est une grande professionnelle et ne perd pas de vue le bien-être de ses patients, mais aussi celui de ses collègues et des vilains voleurs, etc. Bref, tout le monde lui passe dessus. Elle deviendra vite infirmière à domicile, c’est plus pratique et ça rapporte davantage.

« Angie » est un pur produit de la BD érotique des années 80, du fantasme à l’état brut, un scénario microscopique ou aberrant et des scènes de sexe enchainées non-stop. On relit le tout avec une forme de nostalgie amusée.

L’intégrale est agréable, malgré des problèmes de pagination sur la version lue et le manque des couvertures de chaque tome. Le dessin proche d’un G. Lévis est plaisant, sans toutefois parvenir à son niveau. Mais on se positionne davantage ici dans le plaisir coupable rigolo que dans une lecture efficace. Les dialogues contiennent des perles dignes des films porno de l’époque.

Donc, force est de constater que la BD accuse son âge. Elle ravira les plus anciens sans aucun doute !

– Senorita, vous êtes de la « pura dinamita » prête à exploser.

(Version lue DYNAMITE collection Outrage)

Le Dressage de Jane par Chris

Chris est le pseudonyme de Xavier Musquera, dessinateur espagnol .

Chris Dressage de Jane CouvEn bref, Jane, orpheline blonde de 17 ans, est servante-soubrette dans un club privé. Son patron tatillon cherche la petite bête pour lui faire subir les pires outrages. Elles est loin de se douter qu’un donjon BDSM l’attend le soir pour satisfaire les demandes des autres membres du club.

Avec un dessin très proche de celui de W.G. Colber (ou Mancini ou Clébor selon le pseudo utilisé), Chris enchaine les scènes de soumission vaguement contrainte. Comme souvent dans les BD de cette époque, le lecteur n’y croit pas du tout et l’anatomie semble une notion oubliée. On peut blâmer la rapidité d’exécution des planches et le travail très alimentaire que ces albums étaient pour leurs auteurs.

Au sommaire, le lecteur aura droit à des scènes SM de pacotille, des dialogues stupides, des dessins approximatifs (mais pas si laids). On aurait tendance à plaindre la pauvre Jane, mais ses tortionnaires ne sont pas si cruels. Le portrait des adeptes du SM n’est pas flatteur, ce sont des vieux ou des grosses. Et que dire de Jane? Ah non elle est prude et chaste, mais au fond elle aime bien qu’on prenne son corps pour un objet. Les féministes doivent se suicider à une telle lecture.

« Le Dressage de Jane » est davantage comique à ses dépends qu’érotique. L’archéologue de la BD érotique appréciera le coté années 80, les autres ne le regarderont pas. Tout cela est bien trop premier degré.

– Tu as mal, hein? Dis-moi que je te fais souffrir…

– Oui Madame… J’ai le cul en feu… Mais j’aime…

(Version lue SM COMIX)