La Compagne Du Tigre de Hugdebert

Hugdebert est un auteur français essentiellement publié dans le magazine BD Adult’ durant les années 90.

Hugdebert Compagne du Tigre CouvEn bref, Li « Chaton de Saule » est une jeune femme vivant dans les mers de Chine vers la fin du 17e siècle. Elle devient pirate comme l’était son père. Pour satisfaire ses ambitions, elle ne recule devant aucun sacrifice.

Avec Hugdebert, on est habitué à ses récits semi-historiques pornographiques. L’entremêlement de scénario avec les scènes s’enchaîne plutôt bien. Avec un ton très classique, on en a pour notre argent et Li multiplie les amants, les combats et les mésaventures.

Amateurs d’exotisme, cette BD est pour vous. L’auteur a ses fans, je n’y adhère pas. Ce feuilleton romanesque est un exercice difficile et je n’y ai pas trouvé de crédibilité. Mais c’est dépaysant, simple et direct.

Le trait est maîtrisé. Le noir & Blanc aurait pu faire l’objet d’une colorisation, car c’est un peu fade. Mais il faut reconnaître qu’Hugdebert soigne ses cases (qui sont souvent bien vides chez ses collègues).

– Appliquez-vous un peu, petites putes, au lieu de bavasser !! …

(Version lue Bandes Dessinées pour Adultes)

Le Secret de Tante Pauline de Hugdebert

Hugdebert est un dessinateur Français déjà évoqué ici.

catrtp00En bref, Pauline est propriétaire d’une grande demeure à la fin du 19e siècle quelque part en France. Pour l’été, elle s’apprête à recevoir 2 nièces. Heureusement le jardinier (entre autres) va leur trouver de quoi s’occuper.

Sur ce scénario de film pornographique ultra classique, Hugdebert fait son job de dessinateur de BD de cul. Le style est propre. Je préfère le Noir et Blanc qu’il utilise que les couleurs des « Fleurs Du Mâle. » Il manque quelques éléments pour rendre la BD intéressante. L’excitation et la passion ne sont pas au rendez-vous. Ah oui, là, les nièces vont se faire plaisir ensemble, ah oui, là il y a un voyeur, ah oui, comme ils y vont…

Il y a cependant de l’ambition. Les références à l’époque, le libertinage, le rendu des tenues sont certainement les vrais points positifs. Et le final du 1er tome sauve le tout, la « Foire Aux Moules » c’est bête, mais plus original que tout le reste.

Le 2e tome n’amène pas beaucoup de changements. Les Hugdebert.0000nièces sont chez elle et Pauline et son peintre-amant reçoivent la visite d’un peintre suédois et de la soeur de Pauline. Celle-ci est un peu coincée. Vous voyez le scénario ou j’en raconte davantage?

Mêmes ingrédients, mêmes manques et rien pour sauver le tout de la platitude, à part une double scène où Hugdebert s’amuse à comparer les 2 couples s’envoyant en l’air.

Un autre point positif tout de même est l’évolution de la psychologie de la sœur acceptant son corps et tout ce qui va avec.

Hugdebert ne surprend pas, la curiosité me poussera certainement à lire ses BD non érotiques pour voir. En BD érotiques, il est moyen. On lui préférera Frollo pour la période fin 19-Début 20e.

Ah au fait, Pauline n’a pas de secret à dévoiler…

– Regarde donc : ça m’a refait bander, cette affaire ! …

– Alors, vas-y ! Mets la moi, bourre moi le con, mon salaud !!

(Version lue BEDE ADULT’)

Les Fleurs Du Mâle de Hugdebert

Hugdebert est une dessinateur français. Il signe aussi sous son vrai nom, Guillaume Berteloot.

En bref, 4 copains évoquent leur vie sexuelle avec les épisodes les plus croustillants.

Le ton est donc très hard. On est dans la discussion fantasmée entre potes. Personnellement je n’ai jamais eu un début de conversation comme la leur, ce qui me fait penser à « Derrière la Porte Verte », film pornographique des années 70. Dans ce film, les protagonistes évoquent une sorte de légende urbaine et y placent tous les fantasmes. C’est la cas ici.

Et donc ces messieurs ne sont guère originaux. Femmes soumises et salopes, femmes faciles et toujours demandeuses, etc. Elles y sont secrétaires, maitresses, prostituées, actrices de films X, affamées… On se retrouve donc face à un récit porno sans grande saveur pour l’essentiel. Les 2 dernières pages visant à une sorte de poésie pour justifier le titre sont tout simplement ridicules.

Concernant le dessin, le trait est gâché par la colorisation sauvage, qui, je trouve, nuit souvent à la lecture et vieillit mal. C’est certainement très éloigné des préoccupations de l’auteur à l’époque.

En conclusion, il n’y a rien d’essentiel dans la lecture de cette BD. Je reprocherai essentiellement  la froideur du propos. Seule curiosité, la pénétration inversée, je n’en dis pas plus… (et encore…)

– Jusqu’à la fin où elle a tenu à tout recevoir sur le visage.

(Version lue Bandes Dessinées pour Adulte – International Presse Magazine – épuisé)