Julia de Olson

Olson, réédité chez DYNAMITE, est déjà responsable de Mi-Anges Mi-Démons.

Olson Julia CouvEn bref, Julie-Julia arrive à Paris et, à peine installée, se fait belle pour découvrir la capitale. Elle est vite séduite, puis kidnappée par un bellâtre qui la brutalise, puis la viole. Elle réalise vite qu’elle va être prostituée de force…

3 volumes sont réunis dans cette intégrale au goût faisandé. Premier constat, le lecteur retrouve le goût des albums des années 80. Ici, la femme, l’héroïne ne décide rien. Elle est un récipient, un fourreau. Et on n’est pas invité à ressentir beaucoup d’empathie pour elle. Elle subit les scènes de sexe, mais finit par aimer, c’est une de ces fameuses « Salopes qui s’ignorent ». Pareil, elle ne veut pas être call-girl, mais finit par accepter sa condition. Paradoxes dont l’auteur ne s’offusque jamais. Afin de satisfaire un lectorat masculin en manque de domination machiste, il ressort la « victime consentante », croisement de femme-objet et animal de compagnie sans volonté propre ou qu’on ne respecte pas.

A la lecture, j’ai ri… Nerveusement. Et j’ai réalisé le parcours de la BD érotique plus moderne où les rôles sont mieux équilibrés. Ici, les scènes sont forcées, mal jouées, constamment partagées entre fuite et plaisir sous contraintes.

Vous aimez les scènes de viol, la domination (« Moi, gros mâle, toi, grosse pute » avec scènes SM de pacotille) et le dessin (pas forcément vilain) d’Olson, vous pourrez peut-être apprécier. Moi, je passe mon chemin.

– Entièrement soumise, Julie subit les frasques de sa tortionnaire ! La douleur n’est que passagère et accroît son plaisir …

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage)

Mi-Anges, Mi-Démons de Olson

Olson est un dessinateur mystérieux au point qu’on ne connait pas sa nationalité. Il sera « franco-belge par défaut » jusqu’à correction.

Olson Mi-Anges Mi-Demons CouvEn bref, Wanda est une blonde incendiaire qui ne laisse personne indifférent. elle fait la rencontre de Cory, belle brune masseuse. Si la première est entreprenante, la seconde est plus réservée. Leur union sera la clé de voûtes de plus sieurs aventures sensuelles.

L’album est un recueil des 3 volumes parus. Le ton est typique du feuilleton de cul, pas très éloigné de Liz & Beth. On est donc dans une succession de scènes de sexe que le scénario va essayer de justifier.

Le style est relativement académique et très propre. Le trait est joli très 70-80, on est pas loin de Paul Gillon dans l’encrage. Ca fait le job, mais ça n’emporte pas grand chose.Oui, elles sont jolies, un peu perverses et charmantes. Le problème reste la crédibilité.

On est dans un cliché de films X. Ca apporte autant de sourire que de douche froide. La recette est là et la mayonnaise prend difficilement. Le nostalgique y trouvera ce qu’il recherche, les autres passeront vite à autre chose.

– Pffff… Un voyeur ! J’aurais préféré un violeur, c’est plus clean !

(Version lue DYNAMITE Editions Collection Canicule Grand Format)