Cléo et Martine de W.G. Colber

Autre série de Colber, les « Cléo » sont sa série la plus longue couvrant 8 albums (+1 hors série). Ici, c’est le tome 5 dont nous allons parler.

Colber cleo-t5 CouvEn bref, ce sont les vacances et Cléo rentre chez ses parents à la campagne. Et c’est bien connu, campagnard rime avec dard, le royaume de la lourdeur donc.  Outre sa mère, elle retrouve sa cousine, Martine.

Le lecteur comprend vite qu’il va en avoir pour son argent. Du cul, du cul, du cul! Mais le trait est un peu trop approximatif, on sent le travail vite réalisé. Le scénario est risible, mais c’est presque normal. Ici, on est dans la BD au kilomètre.

On est dans un monde léger, certes. Mais ça ne légitime pas d’exploiter le genre de telle façon. Il n’y a pas une once de sensualité. Le retour à la campagne peut apporter des souvenirs, je ne sais quoi, mais le cliché du paysan labourant la « Jeanine » sur la botte de foin à part faire rire (et encore) est d’un mauvais film porno. Et c’est exactement la meilleure comparaison pour décrire Cléo et plus encore le travail de Colber.

Il y a cependant beaucoup de nostalgiques de cet auteur, certainement marqués par la succession débridée de scènes de sexe complètement ouvertes au plaisir et à la satisfaction animale primaire.

Heureusement, il reste quelques perles de dialogue :

– Elle y allait de son astiquage, faisant monter la sauce… Avant de se pencher sur le problème

« Tu fais bien ça ! »

« Je suis une spécialiste, qu’est ce que tu crois. »

– On peut dire que tu connais la musique, et que tu joues bien de la flûte…

(Version lue BD Adult’ – Bandes Dessinées pour Adultes – épuisé)

Lydia, Soubrette de Luxe de W.G. Colber

W.G. Colber est un des alias de Robert Hugues. Il a signé sous les pseudonymes de Mancini ou encore Trébor. C’est un des auteurs français les plus prolifiques dans le genre.

lydia-soubrette--de-luxe-t-4-couvJ’ai lu le tome 4.

En bref, Lydia est une petite main dans un hôtel de luxe. Elle fait les chambres, guident les clients, etc. en compagnie d’Anna, une collègue très spéciale. On ne sait pas très bien ce qu’il y a dans cet hôtel de si spécial, mais chaque client et employé est pris d’une envie subite de se mettre à poil et de se taper le premier être humain qui bouge.

Dans cet épisode, l’intrigue tourne autour de vols au sein de l’établissement. L’enquête va être approfondie…

Ici la « soubrette » surprend toujours les clients en plein acte et vient leur donner un coup de main ou de rein. C’est très peu subtil et non efficace. En fait c’est comme le « Club Des 5 » de la BD érotique. On y croit pas, c’est gnangnan et faussement pervers. Il faut le dire, on s’ennuie ferme. Le dessin n’aide pas.

On nous place dans un contexte de films X des années 80 (la même époque de l’édition). Donc Colber a scénarisé ses scènes chaudes et y a placé des perles de dialogues insipides qui rendent le tout très enfantin et dénué d’humour.

– Hum ! Je vois déjà ton périscope qui fait surface. Ha! Ha!

(Version lue Bédé Adult’ – Bandes dessinées pour adultes – épuisé)