Maxi Cula de Namio Harukawa

On avait déjà beaucoup apprécié Callipyge.

En bref, Namio Harkawa est monomaniaque. Il dessine uniquement des femmes aux formes rondes et généreuses assises sur le visage d’hommes malingres.

Si les premières pages provoquent le sourire, on est vite capté par le grain de la peau de ces dames, mais aussi leur regard. La grande qualité du dessin de Harukawa est tout simplement bluffante.

A mi chemin entre la démonstration de domination brutale et une ode à l’anulingus, « Maxi Cula » reprend près de 150 dessins de l’artiste avec des couleurs tendres et douces.

Le portrait de la femme japonaise est ici à l’opposé de la caricature habituelle (notamment dans les fameux hentaï) de femme soumise, victime et brutalisée.

Au final, le recueil est certes très particulier, mais le charme des dessins opère très bien, tout en poussant le spectateur à s’interroger.

(Version lue United Dead Artists)

Callipyge de Namio Harukawa

Namio Harukawa est un artiste japonais ultra-spécialisé.

En bref, Callipyge est un recueil de 32 pages en grand format reprenant une partie du travail de l’artiste. L’obsession de celui-ci pour les femmes fortes (dans tous les sens du terme) s’asseyant sur le visage d’homme constitue le fil rouge de ces œuvres.

Les femmes d’Harukawa sont bourgeoises, policières, infirmières ou en costume traditionnel ou de lycéennes. Elles fument et boivent, mais surtout dominent la gente masculine. Elles semblent le plus souvent froides, vaguement extatiques ou détachées.

Ces maitresses exercent leur autorité soit par bondage, soit en transformant l’homme en mobilier humain. Leurs fesses énormes et rondes, leur poitrine opulente et leurs dimensions dans chaque planche font qu’elles dominent même le spectateur.

Si l’aspect graphique traduit un phantasme et une soumission évidente, on peut y voir aussi un retournement des codes « traditionnels » de la pornographie où la femme est réduite à un objet sexuel et des esclaves.

(Version lue United Dead Artists)