Tom Of Finland Volume 2 : Bikers

Tom Of Finland est certainement le dessinateur de la communauté gay le plus connu.

En bref, après un 1er tome consacré aux Bandes Dessinées, Taschen consacre un volume complet sur l’archétype que l’artiste a le plus représenté, l’homme vêtu de cuir.

Très marqué par les uniformes dans sa jeunesse, il n’était pas loin que Tom Of Finland tombe radicalement sous le charme destructeur de Marlon Brando dans la « Chevauchée Sauvage ». Le biker, par la testostérone qu’il dégage, est une icône de la virilité et donc, par destination, l’objet de fantasmes.

Comme toujours avec Tom Of Finland, l’homosexualité se vit avec le sourire et est totalement assumée. Ici, il n’y a pas de place pour des histoires sombres, mais de joyeuses virées en bécane à 2 ou plus.

On apprécie le travail de rapprochement avec des photos de modèles qui permet de comprendre le matériel de départ des dessins. On regrette cependant le peu d’histoires ou de commentaires.

Le livre est certes peu varié, mais la qualité du dessin et les plus de 40 années de travail compilées sont des arguments de poids pour l’achat de ce recueil.

(Version lue Taschen)

Tom Of Finland : The Comics Volume 1

Tom of Finland est le pseudonyme de Touko Laafsonen, décédé en 1991.

Tom Of Finland CouvEn bref, le livre est une compilation de plusieurs séries et travaux de Tom Of Finland. On y retrouve beaucoup de ses héros récurrents : un Tarzan, Kake (le motard au T shirt « Fucker »), etc.

La première chose qu’on retient est la masculinité exacerbée des protagonistes, avec musculature développée et pénis surdimensionnée. S’appuyant sur ce qui est maintenant devenu des clichés gays, Tom fait la part belle aux travailleurs, aux policiers et aux militaires (clichés que l’on retrouve dans les Village People par ailleurs).

Ces penchants pour ces derniers sont complètement fétichistes, bottes en cuir et uniformes sévères moulant les sexes toujours prêts à l’emploi.

Les planches sont composées essentiellement d’un seul dessin s’appuyant sur une narration silencieuse. Il n’y a aucune bulle (hormis dans la première histoire). A mon sens, cela renforce le fantasme dessiné où toute parole est inutile ou peu justifiée.

On retiendra ses personnages au look de rocker propres sur eux ou de militaires à la sexualité heureuse, joviale et impudique.

(Version lue Taschen)