Anima de Serpieri

Paolo Eleuteri Serpieri revient avec ce qu’on peut considérer comme le tome 0 de la saga Druuna.

Serpieri Anima CouvEn bref, une blonde aux formes généreuses se réveille dans un monde sauvage et menaçant.

Anima est un exercice de style. La Bande Dessinée est complètement muette. L’enchaînement des scènes a peu de logique, mais on retrouve beaucoup de l’univers de Druuna, des personnages, des lieux, des situations. Le lecteur se sent à la fois à l’aise et complètement perdu en se demandant ce qu’il est entrain de lire.

Les pages sont pleines de symboles, et évidemment les fesses de l’héroïne sont à l’honneur. Mais l’impression reste que c’est l’oeuvre d’un vieux monsieur qui se fait plaisir et essaie de contenter ses fans.

On a le droit à quelques scènes chaudes, plus proches de l’érotisme que de la pornographie rude de la série. Et il est intéressant de voir les couleurs des personnages refléter leur appétit sexuel qui rappelle l’étrange épidémie.

L’objet est clairement destiné aux fans qui veulent une bibliothèque complète, avec un bonus particulièrement sympathique !

(Version lue Glénat)

Morbus Gravis de Paolo Eleuteri Serpieri

Serpieri est très connu pour sa belle héroïne, Druuna, et la longue série qu’il en a faite.


Serpieri Morbus Gravis Delta Couv En bref
, dans un monde en ruine rempli de mutants étranges, Druuna, une magnifique brune pulpeuse, semble ne pas être touchée par le mal rongeant ses congénères. Le contexte est très sombre. On comprend vite la ségrégation entre les personnes saines, les infectés et ceux qui ont définitivement muté. L’amant de Druuna, Shastar, est contaminé, il lui faut le sérum tant nécessaire à stabiliser son état. Elle part donc à la recherche de fioles supplémentaires.

Le monde décrit est sale, quasi putréfié. Les personnages sont rarement complets physiquement et quand ils le sont, ils sont fous et violents. Et dans tout ce tourment, il y Druuna. Elle assiste et subit les événements, tour à tour violée ou se servant de ses appâts pour obtenir du sérum ou quelques passe-droits. Sa tenue ne laisse pas de place à l’imagination, string rouge et tuniques minimaliste sur fesses et poitrine pulpeuses.

Le premier volume pose les bases d’une longue saga et ouvre énormément de portes. Le récit de science fiction fonctionne entre eugénisme, une I.A. folle, la maladie, la perversion de l’être humain et l’être « pur » qu’est Druuna. Très impressionnant au niveau de l’histoire et de la sexualité, il n’en reste pas moins un album qui se tient remarquablement.

Le dessin n’est pas le point fort de ce volume, certes agréable, mais des problèmes d’encrage et les couleurs verdâtres nuisent à la lecture (ce qui sera vite maitrisé pour la suite).

Il y a beaucoup de références dans cet album. On peut y voir une reprise d’Alien à plusieurs niveaux. Et je ne saurai que vous conseiller de lire au moins ce tome. (Les autres chroniques de la saga Druuna s’attarderont sur d’autres détails de l’histoire)

– Tu aimes transgresser la loi. Et cela ne te préoccupe pas ! C’est comme si le péché ne déflorait pas ton corps. C’est extraordinaire, tu es parfaitement saine.

(Version lue Bagheera – Rééditée par Glénat – Tome 1 et 2)