Black Kiss de Howard Chaykin

Connu pour avoir dessiné Star Wars en Comics, Chaykin s’est vite détaché de l’adaptation de licence pour développer ses univers et personnages.

En bref, Dagmar, superbe blonde plantureuse, cherche à remettre la main sur une vidéo compromettante. Avec sa complice Beverly, star sur le déclin, elles vont être rejointes par Pollack, un saxophoniste en fuite.

Le scénario est digne d’un film « Noir ». Et la quantité de sang qui va couler reste dans le ton. Mais le personnage de Dagmar, sensuelle et troublante, intrigue de sous entendus, jusqu’à la révélation. Dagmar est en fait un transexuel « équipé » offrant son corps.

Les dialogues sont une perle rare et complètent le cadre cinématographique. Qualifier Black Kiss d’hybride entre Noir et pornographie n’est pas juste. C’est un récit Noir complètement adulte et moderne. On perçoit des sphères pas glorieuses avec règlements de compte et sexe sans tabous où la violence n’est jamais très loin.

On retient le personnage de Dagmar plus féminine et sexy que bon nombre de personnage féminin, ce genre de femmes qui attirent tous les regards et tous les désirs.

On y retrouve une folie qui rappelle Sin City de Franck Miller, un mal sourd et destructeur et tout le monde sait que l’issue sera lourde.

– Salut chou, c’est Dagmar. J’adorerais te sucer la queue. J’adorerais te parler aussi. Mais te prendre au téléphone, là, je peux pas. Parce que je montre à un petit veinard ce que 1m75 et 18 cm de vraie blonde en chaleur peuvent faire à un homme. 18 bons centimètres…

(Version lue Delcourt Erotix)