Celluloid de Dave McKean

Dave McKean s’est rendu célèbre pour les couvertures de Sandman et aussi pour son travail sur Batman Arkham Asylum, qui sont à eux deux parmi les comics les plus enthousiasmants des années 90.

En bref, une femme arrive dans un appartement. Après une conversation téléphonique décevante avec ce qui semble être son amant, elle regarde un film à partir d’un projecteur. Le film montre un couple en plein ébat. Au terme du film, une porte se trouve dans l’écran. Elle l’ouvre et sy’engouffre.

Ce « roman graphique » va rebuter plus d’un lecteur. Pas une seule parole, pas un mot n’est prononcé. Mais ce n’est pas tout. Le style graphique est très élaboré, mélangeant toute sorte de techniques dont la photographie, le collage, la retouche. On a affaire à un vrai travail artistique.

Chaque porte franchie par l’héroïne entraine un changement de style, des nouvelles couleurs, des nouveaux délires (femme à la poitrine multiple, comparaison de fruits et de sexe, fellation sur un diable, etc.). On se trouve vite happé dans ces univers où les mots fantasmes et délires se mêlent et qui sont à prendre comme autant de tableaux aux inspirations variées et modernes (cubisme, etc.).

Celluloid est un projet ambitieux qui m’a enthousiasmé. La dernière « projection » m’a beaucoup fait penser à « Lost Highway » de David Lynch avec la découverte du film porno avec la blonde en héroïne. C’est une BD érotique très cérébrale et relativement peu excitante, quoique… A lire !!!

(Version lue Delcourt)

Un commentaire sur “Celluloid de Dave McKean

  1. Je connais Dave McKean à travers l’historie qu’il a illustrée pour le recueil Premières fois. J’avais trouvé son style assez déroutant mais intéressant.
    Du coup, j’hésitais à prendre cette BD pour le découvrir un peu mieux. Si c’est plutôt cérébral, ça pourrait me plaire. 🙂

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