Cléo et Martine de W.G. Colber

Autre série de Colber, les « Cléo » sont sa série la plus longue couvrant 8 albums (+1 hors série). Ici, c’est le tome 5 dont nous allons parler.

Colber cleo-t5 CouvEn bref, ce sont les vacances et Cléo rentre chez ses parents à la campagne. Et c’est bien connu, campagnard rime avec dard, le royaume de la lourdeur donc.  Outre sa mère, elle retrouve sa cousine, Martine.

Le lecteur comprend vite qu’il va en avoir pour son argent. Du cul, du cul, du cul! Mais le trait est un peu trop approximatif, on sent le travail vite réalisé. Le scénario est risible, mais c’est presque normal. Ici, on est dans la BD au kilomètre.

On est dans un monde léger, certes. Mais ça ne légitime pas d’exploiter le genre de telle façon. Il n’y a pas une once de sensualité. Le retour à la campagne peut apporter des souvenirs, je ne sais quoi, mais le cliché du paysan labourant la « Jeanine » sur la botte de foin à part faire rire (et encore) est d’un mauvais film porno. Et c’est exactement la meilleure comparaison pour décrire Cléo et plus encore le travail de Colber.

Il y a cependant beaucoup de nostalgiques de cet auteur, certainement marqués par la succession débridée de scènes de sexe complètement ouvertes au plaisir et à la satisfaction animale primaire.

Heureusement, il reste quelques perles de dialogue :

– Elle y allait de son astiquage, faisant monter la sauce… Avant de se pencher sur le problème

« Tu fais bien ça ! »

« Je suis une spécialiste, qu’est ce que tu crois. »

– On peut dire que tu connais la musique, et que tu joues bien de la flûte…

(Version lue BD Adult’ – Bandes Dessinées pour Adultes – épuisé)

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