Epoxy de Paul Cuvelier et Jean Van Hamme

Paru en 1968, 4 ans après Barbarella, Epoxy ne connaitra pas la même censure, étant pourtant plus osé que son ainé. C’est la première œuvre publié de Van Hamme, qui scénarisera quelques uns des plus gros succès de la BD franco Belge (XIII, Largo Winch, etc.).

Cuvelier Epoxy CouvEn  bref, une jeune femme est enlevée aux larges des côtes grecques par un certain Koltar. Après une grande explosion, elle se retrouve projetée dans un monde peuplé par toutes les créatures de la mythologie grecque.

Comme Barbarella, elle passe ses aventures dans le plus simple appareil. A la différence, Epoxy (le nom que les amazones lui donnent) est quasi spectatrice, les forces en présence la dépassant. Mais elle reprendra son destin en main.

Il est intéressant de noter que, pour l’érotisme moderne, on reste un peu sur notre faim, mais cet album a dû provoquer de nombreux émois à ses lecteurs à l’époque. La sensualité des pages passe beaucoup dans l’univers des Dieux et créatures mythologiques (amazones lesbiennes, banquet de Bacchus, etc.) et leur quasi nudité permanente. L’ambiance est très prompte à l’union charnelle, les Dieux sont très libérés.

Le dessin marque beaucoup les corps, notamment les animaux qu’on sent robustes et musclés. Les corps et les regards sont marqués et cela rend la lecture agréable. Tout ceci n’est pas sans rappeler le trait de Paul Gillon (l’auteur de la Survivante).

Néanmoins, j’apporte un petit bémol sur la police de caractères « à la grecque » qui est un peu ridicule.

« Epoxy » est un classique à rapporter dans son époque avec la libération des mœurs et de la femme et mérite sa place dans toutes collections.

– Quoi de plus doux pour deux femmes que de s’aimer au bruit de la souffrance des hommes.

(Version lue Le Lombard Noir et Blanc)

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