Pinocchia de Jean-Pierre Gibrat et Francis Leroi

Francis Leroi est déjà responsable du scénario des Perles de l’Amour. Gibrat, quant à lui, est un des grands noms de la BD franco-belge !

En bref, Galipetto est un vieux menuisier dont la solitude et la frustration le rongent. Il sculpte un mannequin de bois d’un arbre qui s’abat sur sa maison pour satisfaire ses bas instincts. Au réveil, une brune plantureuse le réveille et réclame un nouveau câlin à son « papa ». C’est à ce moment que la police les interrompt et l’arrête aussitôt. Laissée à son sort, Pinocchia, à la recherche de câlins, fait vite de nouvelles rencontres, des mauvaises, bien entendu !

Pur produit de son époque, Pinocchia porte la marque de fabrique des Echos des Savanes avec un érotisme hardcore ou une pornographie trop légère. Bref, ces pages vont vous chauffer, mais vous laissez sur votre faim. Il faut dire que le trait de Gibrat est classique, mais il sait dessiner les femmes et les mettre en valeur ! Tandis que Leroi, en roublard, adapte le conte originel et le détourne avec beaucoup d’humour.

Pinocchia est un personnage de BD érotique parfait. Elle a un corps de rêves et est parfaitement candide et crédule. C’est un appât pour que la bestialité de l’homme et ses désirs de femme-objet soient mis en évidence. Ah, j’oubliais, ce n’est pas son nez qui grandit à chaque mensonge, mais sa poitrine !

C’est donc un conte moral aux accents très franchouillards, agréable à lire et qui passe très bien dans toutes les bibliothèques (juste à côté de la Survivante de Gillon par exemple).

 – Viens contre moi, ma Pinocchia, que je profite plutôt de tes gros flotteurs !

(Version lue « Les Grands Classiques de la Bande Dessinée Erotique » – Hachette)

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