Profession Esclave de Morale et Tulli

Il est temps de reprendre le rythme des articles et quoi de mieux qu’un bon vieux titre de fesses, une BD qui veut soulever le colosse ou mouiller son body (oui, j’ai dit body).

Rien à dire sur le duo Morale-Tulli, ils ont produit un autre titre La Divine…

Morale Tulli Profession Esclave Couv

En bref, à chaque fois que Candy, une blonde sculpturale, se jette sauvagement sur un homme, celui-ci est retrouvé assassiné le lendemain. La belle apprécie le sexe violent et les jeux sadiques. Ses amants fortunés de passage sont, eux, assassinés de manière effroyable. Il n’en faut pas davantage pour que la police ne la suive…

Porno chic et choc, Profession Esclave veut vous donner des sensations fortes, à la manière d’un Giallo, ces films italiens ancêtres des slashers movies. Du cul, du sang, des sodomies et de la soumission bien rassurante pour la gente masculine sont les ingrédients de ce cocktail fort sucré.

Avec un trait noir et bien foutu, le lecteur a ce qu’il veut, une émotion transgressive qui flatte ses attentes machistes. Ne le cachons pas, je vois mal une femme apprécier cette lecture.

Candy est ce bonbon improbable, cette salope parfaite, celle qui veut faire gicler et qui adore se faire défoncer la rondelle. Elle n’existe pas, mais sur le papier c’est acceptable. Et les personnages masculins, eux aussi, sont parfaits. Ils bandent comme des taureaux et font d’excellentes victimes ensuite (les salauds, ils l’ont baisée !).

Parfait outil masturbatoire, Profession Esclave est un divertissement typique pour nous les hommes qui en voudraient plus, mais, finalement, restent en missionnaire.

– Dis-moi que tu m’enculeras jusqu’au sang, que tu seras mon maître…

(Version lue Editions International Press Magazine – épuisé)

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