Chine Mo Xiansheng

Le Pilier Du Ciel de Mo Xiansheng

Mo Pilier du Ciel Couv

Peu de choses à dire sur l’auteur Mo Xiansheng, il serait chinois ou français selon les sources. Le Pilier Du ciel est le seul titre qu’il a publié.

En bref, Lao Aï est une sorte d’artiste qui fait des performances avec son instrument, son sexe énorme dont il tire son surnom “le Pilier Du Ciel”. Pendant ce temps, le régent du royaume a bien du mal à satisfaire sa femme, particulièrement avide de sexe. Lorsqu’il entend parler de Lao Aï, il envoie ses hommes le chercher pour qu’il puisse satisfaire son épouse…

Le Pilier Du Ciel a un premier mérite. C’est de nous offrir un cadre relativement original avec son récit placé dans une Chine médiévale, peu connue des lecteurs occidentaux. On y trouve un certain folklore avec concubines, harem et eunuques. Il y a aussi cette atmosphère sensuelle et humide qui rappelle les estampes chinoises.

Le contexte étant posé, la lecture se révèle un tantinet longuette et peu divertissante. J’y ai trouvé un manque d’humour qui aurait allégé le récit. Les femmes sont souvent présentées comme affamées de sexe, les hommes de pouvoir ont des verges minuscules. Bref, les personnages sont vite des caricatures un peu vides et interchangeables.

Dans un contexte de manigance politique, le scénario s’échine à présenter le parcours de Lao Aï du cabaret glauque aux ors du palais jusqu’à sa déchéance. Dans toute cette histoire, on ne parvient jamais à s’intéresser au héros, ni à ses exploits d’ailleurs. Ok, il a une bite gigantesque, mais c’est peut-être là sa seule qualité.

“Voilà un ardent fourreau pour mon épée”

Les scènes de sexe sont peu enthousiasmantes et forcément ne marquent pas le lecteur. Cependant la bande dessinée semble éduquée. En effet, les costumes et les usages de la cour sonnent véridiques. Malheureusement, jamais le récit ne m’a captivé. Il manque de la passion dans ces pages. Le moment que j’ai le plus apprécié reste les scènes avec “Rossignol” qui s’intéresse au héros pour ce qu’il est et non pour son membre.

Cependant, si vous appréciez les intrigues de cour et les récits historiques, n’hésitez pas à vous procurer ce titre original.

– Ah ! Oui, encule-moi comme ça ! Salaud ! Tu me brûles le cul ! Aaah, salaud ! N’arrête pas ! N’arrête pas !

(Version lue DYNAMITE Collection Canicule)

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