Ses Mains Sur Ma Peau de Marc Ali

Marc Ali est un infographiste français.

En bref, Alexandra accueille une nouvelle équipière, Hélène, au sein de l’hôpital où elle est infirmière. Elle ressent aussitôt une attirance envers la brune qui ne semble pas farouche. Le soir, elle se confie à son mari, Josh, photographe qui la trompe avec ses modèles. Très excité par la situation, il cherche à en profiter pour dévergonder sa femme…

Vous avez peut-être déjà vu des vidéos porno basées sur le moteur graphique d’un jeu vidéo reprenant les modèles et leur faisant réaliser des fantasmes en général assez extrêmes. C’est le même principe qui est utilisé par Marc Ali avec le logiciel thriXXX (si vous vous sentez créatifs). Au début, je dois bien dire qu’on se croit dans un roman-photo décalé. Et comme tous soaps, on finit par se faire avoir et le reste de la lecture se passe sans problème, hormis une sensation d’étrangeté permanente.

Malgré les efforts très prononcés sur les expressions de visage, les corps semblent bien raides. Les défauts sont les mêmes qu’un roman-photo, les personnages sont comme figés.

L’histoire est assez convenue, mais les personnages sont bien campés. On a lu bien pire. L’héroïne bouleversée par un désir lesbien inédit et un brin candide n’est pas déplaisante.

Voilà, c’est un objet unique, parfois comique malgré lui. Je ne connais pas d’autres titres de ce format, mais ça ne sera pas le dernier, j’en suis convaincu !

PS : Vous venez de trouver le cadeau idéal pour votre compagne/compagnon accro aux jeux vidéo ! Ne me remerciez pas !

– Alors pourquoi es-tu venue ? … Et pourquoi n’as tu rien dit lorsque je t’ai embrassée hier soir ?

(Version lue DYNAMITE – Collection Petits Pétards)

Peanut Butter – Le journal de Molly Fredrickson T1 de Cornnell Clarke

Cornell Clarke est un auteur américain dont on sait peu de choses, hormis qu’il est l’auteur de Peanut Butter, une série de 7 volumes aux US.

Cornnel Clarke Peanut Butter T1 Couv

En bref, c’est la fin du lycée pour Molly. Les examens sont passés et le rituel bal de fin d’année ne va pas tarder. Elle confie ses aventures sexuelles avec sa copine, Erica.

En prenant le point de vue de la confession intime que Molly couche dans son journal, Clarke fait une oeuvre forcément bavarde, à la limite du récit illustré et de la Bande Dessinée. Mais ce qui interpelle en premier est le dessin et les couleurs qui ne fascinent pas par leur qualité.

Mais, à ma grande surprise, le récit prend très bien. J’ai adoré l’amitié de Molly et Erica, complices dans leurs activités sexuelles. Le cunnilingus au beurre de cacahuètes, le partage de petit copain, le tripotage dans les toilettes n’ont aucun secret pour elle.

Un élément supplémentaire non négligeable pour moi est le personnage de la professeur-nonne aux seins énormes dont j’attendais la scène avec impatience. Et il n’y a pas de déception, tant l’histoire est menée progressivement, les interdits et tabous tombant peu à peu.

Donc, j’ai commencé la lecture à reculons sans grande envie et je me suis pris au jeu malgré moi. Mais les personnages et leur passion m’ont convaincu et, finalement, je recommande ce titre. Il faudra s’intéresser de près à la suite !

Et, fait non négligeable, les personnages féminins sont respectés, bien que l’on soit clairement dans la « teen » pornographique. Elles ne sont pas considérées comme le jouet des hommes, mais des êtres égaux. Et croyez-moi, c’est excitant !

-Et tu sais quoi ? Quand sa bouche au goût de bite et de chatte s’est collée à la mienne, ce nouveau programme m’a convenu tout à fait. J’avais tellement de faire connaissance avec ses gros nibards…

(Version lue DYNAMITE Collection Petits Pétards- disponible sur BD-Adultes)

Les Aventures de Cicciolina par Filippucci – Romanini – Abuldi

Star emblématique de la culture pornographique des années 80, Ilona Staller, connue sous le nom de La Cicciolina a eu le droit à une Bande Dessinée retraçant sa vie, enfin plutôt à une vision fantasmée de sa vie !

Cicciolina Couv

En bref, les Dieux de l’Olympe s’accordent pour dire qu’il manque une déesse du sexe et de l’érotisme. Cupidon file sur Terre pour épauler la nouvelle championne du sexe, la future Cicciolina. De sa prime jeunesse et ses premiers émois masturbatoires à son affirmation en tant que déesse de la paix par le sexe, rien ne sera épargné au lecteur. Car le monde va mal, une organisation maléfique a pour objectif de réduire la libido du monde à néant !

On nage dans la fantaisie légère avec cette BD. La Cicciolina est fidèle à l’image que j’en gardais, une star du X volontiers exhibitionniste avec cette douce rêverie que le sexe peut régler tous les problèmes de l’humanité. On a forcément envie d’y croire, c’est tout de même mieux que toutes les conneries qu’on peut entendre.

C’est une Bande Dessinée qui porte bien son époque, la fin des années 80 – début 90, une vague histoire mêlant conspiration, espionnage, dieux grecs et sexe libérateur, bref une histoire un peu folle. On y croit jamais et on attend que la Cicciolina soit telle qu’on la connait, c’est-à-dire nue et en pleine action. Et c’est un peu fade en ce sens.

L’action et les expressions sont figées, malgré un trait lisse et épais que j’affectionne (dans une veine pas si éloignée de Magnus, mais c’est trop flatteur). Et le sujet reste tout de même assez bête, sans éveiller de passion particulière.

On comprend pourquoi il n’y a jamais eu de suites aux « trépidantes » aventures de la Cicciolina. Les amateurs de l’ex-épouse de Jeff KOONS apprécieront ce titre, les autres seront curieux et le reposeront bien vite.

– Combats-moi dans ton lit, piège-moi sur l’oreiller ! Je serai ta proie ou ta prédatrice, comme tu veux… L’égoïsme, l’arrivisme, n’apportent que la violence et la douleur. Le sexe nous rend un peu moins bêtes, un peu plus anges… Fais-moi voler, je suis l’amour !

(Version lue Encyclopédie de la Bande Dessinée Erotique Tome 10, disponible chez DYNAMITE collection petits Pétards)

Hôtel Con d’Or de Jack-Henry Hopper

On connait déjà Jack-Henry Hopper pour Madame.

Hopper Hotel con d or Couv

En bref, Ling et Bastien forment un jeune couple tout juste marié et bien décidé à vivre leur union dans une totale fidélité fiévreuse ! Pour pouvoir vivre leur amour, ils sont embauchés en tant que soubrette et garçon d’étage à l’Hôtel Con d’Or ! Le directeur et le reste du personnel sont des machines à baiser qui ne fantasment que sur la jeunesse vibrante des jeunes époux.

Quand le titre d’un album comporte un bon jeu de mots vaseux, je ne peux m’empêcher de craindre une BD au ton gaulois et pompier. Mais on s’étonne à se prendre au jeu de cet hôtel rempli de partouzeurs excités en permanence.

Selon le directeur, Ling, en plus d’être diaboliquement carrossée, a un âge surprenant, puisqu’elle n’a que treize ans ! L’argument est totalement improbable, Ling ayant les plus gros seins de la BD et un cul particulièrement développé.

Mais il est intéressant de constater la montée des désirs entre les personnages. Le directeur et ses 2 acolytes, Charles et Rosa, n’en finissent pas de se branler en bons voyeurs devant les ébats du couple. C’est en séparant les amants exclusifs qu’ils espèrent goûter aux charmes de Ling et Bastien. L’amour est-il plus fort que le sexe et le désir ? Inutile de vous gâcher le plaisir de la lecture en répondant à la question.

L’album est rempli de clichés. Ling est vietnamienne (donc asiatique) et a, de fait, un vagin particulièrement serré. Les employés ne doivent porter aucun sous-vêtement, les femmes en tenue de soubrette et les hommes portent le kilt. On ne sait plus si on doit rire de l’ensemble ou si le récit se veut drôle en lui-même.

Le dessin de Hopper reste dense. On apprécie les mines exaltées de la belle vietnamienne et les aberrations qui lui servent de seins !

Le tout est un album typique des années 90. On nous gratifie de scènes porno dont la lubricité va crescendo, le ridicule aussi. A vous de voir si votre plaisir est là…

– Il me la faut… Je lui ferai découvrir les talents de ma grosse queue… Je cracherai mon jus dans sa chatte, dans son cul. Je lui ferai vider mes couilles dans sa bouche… Je… Je la veux… Han… Après tout c’est moi le patron dans cet hôtel !

(Version lue DYNAMITE – Collection Petits Pétards – BDadultes)

Degenerate Housewives 2 de Rebecca

On avait adoré le 1er volume. C’est avec plaisir qu’on traite le deuxième.

Rebecca Degenerate Housewives 2 Couv

En bref, nos 2 charmantes mères de famille ayant trouvé un équilibre dans leur vie, c’est-à-dire mères modèles le soir et lesbiennes dominatrices le jour, se mettent à rêver d’un voyage entre elles accompagnées de leur soumise. Pour le financer, elles tombent sur une annonce recherchant des strip-teaseuses amatrices. Elles décident d’y envoyer leur protégée.

Le premier tome était exclusivement lesbien, le second alterne les sexes hétéro, mais ne perd pas l’intensité des relations « entre filles » .

On y retrouve le même trait de Rebecca qui est toute entière à son délire. La série a un humour et un ton direct très appréciable. Cependant on commence à apercevoir les trames du récit. L’amour se glisse ponctuellement, tout en accentuant l’amoralité de certains moments. Lisez jusqu’au bout, vous comprendrez.

On attend la suite, on en veut plus ! Un soap porno qui ne se refuse rien et qui a la classe, c’est juste génial !

– C’est bien meilleur que n’importe lequel des spectacles scolaires que j’ai filmé… Melissa se donne à fond, comme Donald le faisait au premier temps de notre mariage. Elle farcit le troufignard de Jenny comme je farcis la dinde de Noël… C’est si beau ! 

(Version lue DYNAMITE – Collection Petits Pétards)

 

Sabina T2 de Paula Meadows

Paula Meadows est une habituée du blog.

Paula Meadows Sabina T2 CouvEn bref, nous retrouvons Sabina dans la demeure de son riche amant et trompe l’ennui et son riche mécène avec l’employé éperdument amoureux de la belle. Elle n’en délaisse pas son devoir de maitresse obéissante avec une aristocrate. Et Sabina finira par reprendre sa liberté avec des marins et finalement dans une soirée libertine orgiaque.

En une BD, Meadows fait une sorte de compilation entre folies bourgeoises et parties de jambe en l’air prolétaires. Sans virer dans la lutte de classes, c’est le cliché pornographique, le fantasme qui est visé.

Assumé en tant que tel, la BD est un bon moment de lecture avec sa dose de petites perversités, de lesbianisme, de plans à plusieurs, sodomies, etc. C’est un abécédaire du genre.

Toujours avec le même style et son crayonné savoureux, Meadows rend des planches organiques. Sans prétention, efficace, les amateurs de pornographie à l’ancienne apprécieront !

– Vous m’avez épuisée, les gars. Ma petite chatte est toute pleine de vos liqueurs…

(Version lue DYNAMITE collection Petit Pétard)

Jacobsenneries de Jacobsen

Jacobsen est un auteur dont on adore parler tant son travail est original. Malheureusement il ne semble plus continuer dans cette veine.

Jacobsen Jacobsenneries CouvEn bref, une demi-douzaine d’histoires courtes sont réunies dans ce format souple. Ces récits sont très variés, allant de l’humour potache, grivois à la pornographie extrême sadomasochiste gay.

Jacobsen est souvent associé à des histoires décalées pleine d’humour et de scènes assez folles, très anales d’ailleurs. En parcourant les pages de ce recueil, sa capacité de dessin est impressionnante, copiant parfois selon le ton du récit le style, entre autres, d’Edika et de Maëster.

La dernière histoire, la plus longue, est la plus étonnante, puisqu’on suit l’histoire d’un strip-teaser dans une boite gay SM qui sera vite dominé par son patron dans une séance particulièrement violente.

– Vous vous rendez compte ? Les millions de litres de foutre gaspillés dans le monde à cause de vos cochonneries ?

(Version lue DYNAMITE Editions Collection Petit Pétard)

Degenerate Housewives de Rebecca

Rebecca est, à priori, une artiste américaine.

Rebecca Degenerate HouseWives T1 CouvEn bref, dans le Connecticut, Catherine se plaint à sa voisine de sa vie sans surprise et surtout sans sexe. Sa bonne amie lui prépare une surprise pour la dérider ou lui faire découvrir un nouveau monde. Elle est délaissée par son mari et bien sa copine-voisine va la transformer en soumise lesbienne.

Le titre évoque forcément les Desperate Housewives de la série. Mais ici, pas de drame de couple qui se sépare, on découvre la vie fantasmée de ces épouses le jour pendant que leur mari niais travaille.

Avec un ton débridé, Rebecca livre la version lesbienne uniquement de la série. Certes, on reste dans le cliché lesbien pour hommes. Mais c’est frais et drôle.

Sans avoir un style révolutionnaire, Rebecca suit la ligne de contemporains classiques efficace et léger.

Degenerate Housewives est, au final, une belle surprise sans prétentions, du divertissement pour adultes.

– A partir d’aujourd’hui, tu vas me faire le plaisir de jouir aussi par ce trou-là, compris?

(Version lue DYNAMITE Editions Collection Petits Pétards)

Insatiable de Douglo

Douglo est le pseudonyme de Horst Dounichdy-Glokken.

Douglo Insatiable couv En bref, Douglo s’exprime ici en petites histoires indépendantes. Tout d’abord c’est une ménagère au mari pas très subtil qui l’envoie à la gym pour lutter contre ses kilos en trop. Elle préfère la pâtisserie et surtout les pâtissiers. Ensuite, c’est un entretien d’embauche qui finit en débauche (oui, c’est un peu facile). Il y a aussi une comtesse très délurée qui accueille un couple perdu.

L’exercice de style rappelle les histoires courtes  qu’on pouvait trouver dans les magazines de BD porno. Mais ici le style graphique est rude, grossier et criard.

Sans trop savoir si l’objectif est l’humour ou le sexe, le lecteur est un peu décontenancé. Le tout a un caractère certain, mais ne parvient à satisfaire.

– Mais ce n’est pas de l’art ! C’est de la fornication !

(Version lue DYNAMITE Editions collection Petit Pétard)

La Grenouille de Jacobsen

Jacobsen est un auteur français mêlant pornographie extrême et humour cinglant.

En bref, le titre complet est « La Grenouille qui voulait s’ la faire aussi grosse que le taureau », ce qui laisse imaginer le scénario. Une femme se touche en se godant l’anus quand 2 hommes apparaissent et, malgré leurs efforts, ne parviennent pas à la satisfaire. Mais ils lui promettent un sexe encore plus gros pour son anus terriblement demandeur.

Visant l’exubérance et l’efficacité, Jacobsen enchaine les scènes avec un scénario minimal. Digne d’un gonzo, « La Grenouille » propose des scènes uniquement anales extrêmes (madame veut rester vierge pour son mariage) et des dialogues d’une saveur incroyable. Il est difficile de ne pas mourir de rire devant les conversations.

Pour cette première BD, sortie en 1987, l’univers de Jacobsen est déjà posé : du sexe hard et une bonne dose d’humour et de second degré. Certes, ce ne sera pas du goût de tout le monde. C’est néanmoins une œuvre de grande qualité.

Avec une surenchère diabolique de sexes de plus en plus démesurés, les scènes s’enchainent bien avec un style très personnel. Il faut donc lire ou relire « La Grenouille » et pas que pour sa moralité.

– Oohhhh !Quelle magnifique bite !! Je.. Je crois que je l’aime… Allez ! Un petit tour entre mes nichons ! Mmhff… Je peux la téter sans baisser la tête…

– Moi aussi…

(version lue DYNAMITE – disponible sur le site de Xavier Duvet)