Chili Ferocius

Viviana de Férocius

Ferocius Viviana Couv

Viviana a été publié à l’origine en 1992 sous le nom de Mac Frahap. La présente édition respecte dorénavant son auteur Ferocius, un artiste chilien.

En bref, Viviana, l’ainée d’une famille miséreuse, est chassée de chez elle par son père alcoolique. Elle croise alors Miguel, le motard à belle gueule, qui l’amène sur son engin vers le centre-ville. Elle dégote vite un petit boulot comme serveuse dans un hôtel glauque…

C’est avec plaisir que j’ai lu le récit des aventures très sexuelles de Viviana. De son initiation à sa révélation, l’héroïne est touchante. Il y a un véritable affect entre elle et le lecteur. On la plaint lors des épisodes douloureux tels que le long passage dans l’hôtel où elle est abusée par les clients. Et on veut y croire avec elle, surtout pour son ouverture optimiste finale.

Une initiation au plaisir menée tambour battant…

On retrouve les éléments de la BD de cul des années 90. Le rythme est effréné, les scènes s’enchainent. Le lecteur ne doit pas débander, vous comprenez ! Il est regrettable qu’on y retrouve aussi les violences envers les femmes normalisées comme c’était la “norme” à l’époque. Maintenant ça passe moins bien.

Viviana est cependant un titre avec une véritable violence liée notamment au contexte social. L’héroïne est issue d’un bidonville. Tous les rapports se déroulent toujours sous la menace ou se monnayent. Notre héroïne ne mène donc pas une vie rêvée, même les policiers en veulent à ses fesses.

Si le titre a des qualités évidentes en terme de pornographie, on reste tout de même sur une histoire convenue et sans surprise. J’ai particulièrement apprécié la palette réduite noir et marron qui règne dans l’ensemble de la BD. En effet, tout le récit tient en une seule nuit, particulièrement folle pour la pauvre Viviana, il faut le dire. Mais dès la sortie de la ville et le lever du jour, les pages prennent enfin des couleurs, ce qui accompagne nos jeunes tourtereaux vers leur liberté durement acquise…

Viviana est une histoire d’initiation sexuelle au rythme soutenu. Le lecteur réalisera combien on grandit très vite à Santiago ! Les amateurs apprécieront ce titre qui fit les beaux jours d’IPM dans les années 90.

– J’ai honte ! … Je m’exhibe devant cette femme et j’aime ça… Que vais-je devenir à présent que je.. je connais la puissance du sexe ?

(Version lue DYNAMITE Collection Canicule)

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