Angie Infirmière de Nuit de Chris

Chris est un auteur espagnol évoqué précédemment pour « le Dressage de Jane« .

Chris Angie Infirmiere de Nuit Integrale CouvEn bref, Angie est infirmière. Pardon, elle est l’infirmière fantasmée, avec porte-jarretelles sous la blouse, fesses à l’air et poitrine prête à sortir. Elle est une grande professionnelle et ne perd pas de vue le bien-être de ses patients, mais aussi celui de ses collègues et des vilains voleurs, etc. Bref, tout le monde lui passe dessus. Elle deviendra vite infirmière à domicile, c’est plus pratique et ça rapporte davantage. Continuer la lecture

Alice Au Pays Du Chaos de Man

Man est le pseudonyme de Manolo Carot. Il a, entre autres, collaboré avec le magazine Kiss Comics en Espagne.

Man Alice Au Pays Du Chaos CouvEn bref, Alice se réveille après 2 jours dans un coma étrange avec ce qui semble être sa mère et une jeune blonde muette. Très vite, cachées dans un placard, elles assistent au viol et meurtre de la mère. Elles découvrent que le monde est maintenant peuplé de créatures avides de sexe et complètement déshumanisées. Continuer la lecture

Les Petites Vicieuses T3 : Les Copines à Confesse de Monica & Béa

2e tome lu de cette série de 3 recueils, le premier est chroniqué ici.

Monica Bea Petites Vicieuse T3 CouvEn bref, nous suivons les récits de quelques jeunes femmes ou adolescentes et de leurs aventures sexuelle.

Fraîches et juvéniles, les héroïnes dépeintes par Monica et Béa n’ont pas froid aux yeux et provoquent tour à tour leur professeur, leur psychiatre, leur copain ou copine. Elles savent ce qu’elles veulent et l’obtiennent à grands coups d’exhibition.

Dans ces pages donc, il n’y a pas de place pour le romantisme, mais pour le coquace, le gentil lubrique et la « saute-au-pafomanie ».

On est pas surpris par le dessin très moyen qui, pour cet album, est colorisé.

Heureusement quelques traits d’humour sont parsemés, qui agrémentent une lecture un peu fade.

– Je te promets un film du tonnerre, mais n’oublie pas : de grosses queues noires !

(Version lue DYNAMITE Editions)

Bang Bang de Jordi Bernet et Carlos Trillo

L’espagnol Bernet (au dessin) et l’argentin Trillo (au scénario) ont travaillé ensemble sur Torpedo, qui explorait déjà le milieu mafieux et les années gangster.

En bref, Bang-Bang est une jeune femme brune aux formes enivrantes qui sait exploiter son corps et profiter des faiblesses des hommes et du désir qu’elle provoque chez eux.

Nous faisons sa connaissance tandis qu’elle est en fuite à New York pour fuir Al Capone qu’elle a arnaqué. Le corps de Bang-Bang lui permet de se sortir de cette situation dans un déluge d’exhibitions, fellations et relations sexuelles. On y trouve aussi énormément d’humour et de morts violentes.

S’appuyant sur l’univers de l’Amérique Hollywoodien, Bang-Bang va évoluer de tome en tome dans le film noir de gangster, puis le Mexique révolutionnaire, la savane sauvage, etc. Tous les clichés du Pulp sont exploités et très bien maitrisés pour le plaisir du lecteur qui y trouvera aventures, petits plaisirs, sourires et légèretés, mais aussi un dessin à l’ambiance parfaite.

Comment résister aux charmes multiples et dépaysants de Bang Bang? Personne n’a cette force. Tout comme moi, succombez !!

– Ici à New York, elle se fait appeler Cicca Mammone, mais à Chigago elle était connue sous le nom de Chica Bang-Bang parce qu’elle produit sur les mecs le même effet qu’une balle explosive…

(Version lue coffret Drugstore – 6 volumes)

Les Petites Vicieuses t1 : Premiers Emois de Monica et Béa

Publiées à l’origine dans la revue « El Vibora », DYNAMITE les publie en recueils.

Monica Bea Petites Vicieuses T1 CouvEn bref, 8 portraits de jeunes filles nous sont proposés, répondant toutes au fameux adage « l’habit ne fait pas le moine. » Ainsi, Laura, la pieuse lycéenne, se révèle être une prostituée qui n’a pas froid aux yeux ou Gloria, bonne fille de famille, est initiée au BDSM par… son père.

On apprécie la pluralité de situations, mais quelques histoires sont bien glauques. Et on en arrive au triste constat que l’innocence n’existe pas. Mais on en doutait pas en fait. Ce qui rend quelques scènes déstabilisantes, quelque fois téléphonées, c’est ce coté arroseur arrosé ou la salope qui tombe sur plus pervers qu’elle. Elles sont déstabilisantes à plus d’un titre, notamment sur l’âge des protagonistes et leur lien pour certains (Frère et soeur, Père-fille).

Le dessin en noir & Blanc est assez agréable, sans être époustouflant. A noter, la couverture est trompeuse sur le niveau de dessin qu’on trouvera dans les pages de la BD.

On ne peut rester insensible à cette lecture. Certains seront dégoutés, d’autres enthousiastes. Mais on est loin d’une oeuvre majeure.

– Brr… Je frissonne rien que d’y penser… Cette bite gigantesque… J’aurais jamais cru que ça existait ! Je me demande jusqu’où j’aurais pu l’avaler…

(Version lue DYNAMITE Editions)

Le Dressage de Jane par Chris

Chris est le pseudonyme de Xavier Musquera, dessinateur espagnol .

Chris Dressage de Jane CouvEn bref, Jane, orpheline blonde de 17 ans, est servante-soubrette dans un club privé. Son patron tatillon cherche la petite bête pour lui faire subir les pires outrages. Elles est loin de se douter qu’un donjon BDSM l’attend le soir pour satisfaire les demandes des autres membres du club.

Avec un dessin très proche de celui de W.G. Colber (ou Mancini ou Clébor selon le pseudo utilisé), Chris enchaine les scènes de soumission vaguement contrainte. Comme souvent dans les BD de cette époque, le lecteur n’y croit pas du tout et l’anatomie semble une notion oubliée. On peut blâmer la rapidité d’exécution des planches et le travail très alimentaire que ces albums étaient pour leurs auteurs.

Au sommaire, le lecteur aura droit à des scènes SM de pacotille, des dialogues stupides, des dessins approximatifs (mais pas si laids). On aurait tendance à plaindre la pauvre Jane, mais ses tortionnaires ne sont pas si cruels. Le portrait des adeptes du SM n’est pas flatteur, ce sont des vieux ou des grosses. Et que dire de Jane? Ah non elle est prude et chaste, mais au fond elle aime bien qu’on prenne son corps pour un objet. Les féministes doivent se suicider à une telle lecture.

« Le Dressage de Jane » est davantage comique à ses dépends qu’érotique. L’archéologue de la BD érotique appréciera le coté années 80, les autres ne le regarderont pas. Tout cela est bien trop premier degré.

– Tu as mal, hein? Dis-moi que je te fais souffrir…

– Oui Madame… J’ai le cul en feu… Mais j’aime…

(Version lue SM COMIX)