Miss 130 de Tomo Chiyoji

Miss 130 a fait partie des premiers mangas parus en France au tout début des années 90.

En bref, Miss 130 est un recueil d’histoires courtes où une plantureuse femme vit des aventures sexuelles avec le premier qui passe. Cette héroïne, identique à chaque scène, est une bourgeoise voluptueuse, maquillée, vêtue court et dotée d’un tour de poitrine qui lui vaut son matricule.

En misant tout sur son héroïne, Chiyoji marque des points. Elle est ultra féminine et le personnage reste suffisamment floue pour la placer dans n’importe quelle situation. Elle est tour à tour voleuse surprise devant être fouillée, victime d’un pervers et d’un voyeur, compagne domestiquée pour devenir une affamée de sexe, mère de famille abusée, etc.

Avec cette salope parfaite, le lecteur en prend plein les yeux avec ces mamelles qui balancent, son corps suintant et brûlant, ainsi qu’une voracité sans pareille.

L’album est plutôt bon, mais daté dans sa réalisation. C’est du hentaî pour salaryman un peu frustré qui préfère éjaculer dans un mouchoir. C’est aussi un bel exemple de la pornographie nippone et de la belle maîtrise d’un dessinateur sur un sujet qu’il explore à fond et en tire le meilleur !

– Aaaah… C’est la fièvre du mardi soir… Mon bénitier brûle… J’ai… J’ai besoin de ton gros goupillon pour l’apaiser !

(Version lue DYNAMITE – Collection Outrage)

Nymphomaniaque de Coax

Coax est le pseudonyme pour l’association de 2 auteurs espagnols Cabezas et Munoz.

COAX Nymphomaniaque Couv

En bref, le recueil contient une vingtaine d’histoires courtes à l’origine parues dans le magazine Kiss Comix, disparu en 2011. Les récits sont variés et oscillent entre pornographie et humour potache.

Dans ce sacré foutoir on rit, on s’émoustille et on prend un bon temps sans prise de tête. Ne vous attendez pas à une révélation à la lecture, mais le produit est honnête.

Les corps suintent, les vulves ruissellent, les bites sont raides et des litres de liquide séminal coulent au long des pages. Vous êtes prévenus !

Le dessin est agréable et efficace. Vous jugerez par vous même avec les extraits ci-dessous.

Cependant, on peut regretter le manque de variétés dans la sexualité exposée ici. Les auteurs restent campés sur l’hétérosexualité. Dommage, le format Histoires Courtes se plie bien volontiers à la pluralité du propos. De même, les personnages féminins sont exclusivement des femmes « prêtes à tout pour avoir de la queue ». Çà ne manque pas d’intérêt, mais ça lasse.

– Tu me la lubrifies si bien qu’elle peut rentrer dans n’importe quel trou bien serré !

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage – disponible chez BD Adultes)

Julia de Olson

Olson, réédité chez DYNAMITE, est déjà responsable de Mi-Anges Mi-Démons.

Olson Julia CouvEn bref, Julie-Julia arrive à Paris et, à peine installée, se fait belle pour découvrir la capitale. Elle est vite séduite, puis kidnappée par un bellâtre qui la brutalise, puis la viole. Elle réalise vite qu’elle va être prostituée de force…

3 volumes sont réunis dans cette intégrale au goût faisandé. Premier constat, le lecteur retrouve le goût des albums des années 80. Ici, la femme, l’héroïne ne décide rien. Elle est un récipient, un fourreau. Et on n’est pas invité à ressentir beaucoup d’empathie pour elle. Elle subit les scènes de sexe, mais finit par aimer, c’est une de ces fameuses « Salopes qui s’ignorent ». Pareil, elle ne veut pas être call-girl, mais finit par accepter sa condition. Paradoxes dont l’auteur ne s’offusque jamais. Afin de satisfaire un lectorat masculin en manque de domination machiste, il ressort la « victime consentante », croisement de femme-objet et animal de compagnie sans volonté propre ou qu’on ne respecte pas.

A la lecture, j’ai ri… Nerveusement. Et j’ai réalisé le parcours de la BD érotique plus moderne où les rôles sont mieux équilibrés. Ici, les scènes sont forcées, mal jouées, constamment partagées entre fuite et plaisir sous contraintes.

Vous aimez les scènes de viol, la domination (« Moi, gros mâle, toi, grosse pute » avec scènes SM de pacotille) et le dessin (pas forcément vilain) d’Olson, vous pourrez peut-être apprécier. Moi, je passe mon chemin.

– Entièrement soumise, Julie subit les frasques de sa tortionnaire ! La douleur n’est que passagère et accroît son plaisir …

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage)

The New Rodeo Girls de Nicky

Il y a des titres qui créent des vocations, des albums qui puent le génie, le talent à l’état pur. Le Royal Gentleman Club a pour moi été un choc, une révélation. Dans mon parcours de lecteur de BD érotiques, si il y a eu un premier jalon qui m’a persuadé que le talent n’appartenait pas qu’a Manara, Nicky et ses histoires courtes m’ont convaincu que la BD pouvait être pornographique, adulte, drôle et pleine d’autodérision. J’attendais donc son nouveau titre comme un messie.
Nicky The New Rodeo Girls COuvEn bref, Marilyn Strangelove débarque dans une bourgade crasseuse du Far West. Mais ce western est très particulier, il n’y a que des femmes, toutes vêtues de façon minimale avec un goût prononcé pour la lingerie et l’exhibition. Chaque histoire raconte les ébats de la belle cowgirl et de ses maîtresses.
Les premières pages désorientent le fan impatient. Nos Cowgirls sont représentées en manga. Le trait est malheureusement approximatif, comme on pourrait le reprocher à du hentai de seconde zone.
Et les aventures de Marilyn laissent finalement froids. Un vrai drame, la désillusion totale, à croire que Nicky se force. « Que n’ai-je pas parodié précédemment? » Ah oui le manga. Et il se vautre dans ce mélange improbable de western à la sauce nippone. Force est de constater qu’il ne maîtrise pas son sujet comme auparavant. Blagues qui tombent à plat, dessins quasi bâclés.

On l’a connu nettement plus en forme ! Mais je me dois de nuancer. C’est la déception du fan qui parle. La relecture m’a donné quelques plaisirs, certes bien éloignés de l’énergisant Royal Gentlemen Club qui continue à faire tressaillir mon bas-ventre à chaque fois que je l’évoque. Il reste le coeur de Nicky dans ces pages, à savoir la gourmandise de ces personnages affamées de sexe et toujours prêtes à tout !

Les thèmes sont tout de même plus violents ! Ici, la place est occupée par de longues sessions de fessée et de soumission saphique avec un grand soin apportée à la lingerie et un amour immodéré des poitrines opulentes et lourdes. Les amateurs apprécieront !

– Tu es devenue si femme ! Personne ne m’avait fait jouir comme tu viens de le faire… Bats-moi, mon amour !

(Version lue DYNAMITE – Disponible sur BD-Adulte)

Vacances de Rêve de Ardem

Nouvelle réédition d’un titre d’Ardem, on ouvre sa boite à lettres et on dévore l’album.

Ardem Vacances de Reve Couv

En bref, Flo, 18 ans, est laissée en galère par son copain en pleines vacances dans le Sud de la France. Pour payer son hôtel, elle se résout à vendre des beignets sur la plage. Son nouveau patron, un gros dégueulasse, en profite pour tâter la marchandise…

Ardem, on a beau en lire, on ne s’en lasse pas, bien au contraire ! La perversion ignoble dans laquelle il plonge ses héroïnes candides (stupides?) atteint des sommets et révulsera votre copine féministe.

Le point de départ est souvent un prétexte relativement ténu afin que le lecteur s’attache à une pauvre cruche. Et puis les scènes s’enchaînent et se font de plus en plus hard. Vacances de Rêve n’échappe pas à cette façon de faire.

Et puis, Flo est une parfaite victime, blonde à gros seins, à peine majeure, un parfait « jail bait ». Elle se plaint de se faire sauter, mais finalement en redemande et y prend goût ! Ouf, la morale est sauve ! La jeune fille est devenue une vraie femme et surtout une parfaite salope !

Produit parfait d’une pornographie assumée et sincère, Vacances de Rêve fait son job. On ne tient pas le meilleur de son auteur, mais vous pouvez y aller, satisfaction garantie !

– Au cours de ces vacances, tu t’es conduite comme une pute !

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage – BDadultes)

Madame de Jack-Henry Hopper

Jack-Henry Hopper est le pseudonyme de Jaques Géron.

Jack Henry Hopper Madame Couv

En bref, Madame est dominatrice professionnelle et reçoit ses clients dans ses appartements. Un jour, sa fille de 16 ans la surprend et réclame d’être initiée à son tour.

On découvre les joies de la domination sur une clientèle huppée, appréciant l’humiliation et la douleur. Parfois, cela fonctionne selon ses « points faibles », mais aussi cela tombe dans le rire gras. C’est le prix d’une BD qui veut en donner pour son argent.

Le ton est débridé,avec une vraie violence des images et des sévices , mais aussi le trait de Hopper. Ses femmes se ressemblent un peu toutes, mais restent pleines de formes et ont ce petit truc qui les rendent désirables.

On ne peut reprocher que la caricature de donjon grand format et ultra-bourgeois avec fantasmes de puissants magnats recherchant l’humiliation, la douleur et à se faire enculer ou pisser dessus. Il y a aussi à ses maîtresses qui, finalement, ne résistent pas à leurs pulsions et se masturbent frénétiquement.

3 tomes sont réunis dans cette intégrale qui ravira les amateurs de pornographie dessinée des années 90.

– Maîtresse… Encule-moi… J’en veux un gros dans mon cul de général !

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage King Size)

Secrets de Famille de Ardem

Dernier ouvrage disponible de Ardem, on espère juste que c’est un au revoir…

Ardem Secrets de Famille CouvEn bref, Valérie, 20 ans, est mariée à Jean-René, son unique flirt. Celui-ci est un homme assez simple, laid, sans envergure, ni ambition. C’est dans ce couple triste que débarque un oncle qui va embobiner son neveu et débaucher salement notre héroïne.

Les premières pages sont bien froides, comme souvent avec Ardem, et le lecteur est bien déçu de ce couple mièvre. Jean-René est un beauf, Valérie, une cruche. L’oncle est un véritable électrochoc dans leur vie et c’est bien heureux, malgré sa grossièreté et sa perversion.

La grande domination de ce dernier sur Valérie est fascinante de simplicité, un simple ascendant familial. Et c’est souvent le cas des autres albums, mais c’est la relation et les tensions dominant-dominé. Qui mène vraiment le jeu? Comment accepter autant sans se révolter?Ces questions sont liées au réalisme du trait d’Ardem.

On est loin d’avoir le meilleur album de Ardem entre les mains. Ca vaut bien un bon porno…

– J’espère que t’as aimé le dessert : chocolat-foutre, ma spécialité !

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage)

Petite Vicieuse de Ardem

Ardem est un digne représentant de la production française de la Bande Dessinée érotique des Années 90.

Ardem Petite Vicieuse Couv 1En bref, Céline, adolescente dans la fleur de l’âge, est envoyé en vacances à la campagne chez son cousin, Bernard. L’arrivée d’une nouvelle tête dans ce petit village ne passe pas inaperçue. Et Céline découvrira volontairement ou non les charmes du retour à la campagne.

Ardem réussit à faire passer ce scénario de film rose à un échelon supérieur grâce à sa pornographie grasse et assumée. Son trait réaliste dépeint parfaitement une ambiance âpre et souvent sale. Ces personnages masculins sont très souvent bestiaux et dominateurs, portés par des pulsions violentes.

Le ton général ne plaira pas à tous, mais on ne peut que reconnaitre un véritable effort digne d’intérêt. C’est une belle recette qui prend à chaque nouvelle histoire.

– Viens ! Ne restons pas là ! Maintenant que t’as vu le mode d’emploi, on va passer aux travaux pratiques !

(Version lue DYNAMITE Éditions Collection Outrage)

Mi-Anges, Mi-Démons de Olson

Olson est un dessinateur mystérieux au point qu’on ne connait pas sa nationalité. Il sera « franco-belge par défaut » jusqu’à correction.

Olson Mi-Anges Mi-Demons CouvEn bref, Wanda est une blonde incendiaire qui ne laisse personne indifférent. elle fait la rencontre de Cory, belle brune masseuse. Si la première est entreprenante, la seconde est plus réservée. Leur union sera la clé de voûtes de plus sieurs aventures sensuelles.

L’album est un recueil des 3 volumes parus. Le ton est typique du feuilleton de cul, pas très éloigné de Liz & Beth. On est donc dans une succession de scènes de sexe que le scénario va essayer de justifier.

Le style est relativement académique et très propre. Le trait est joli très 70-80, on est pas loin de Paul Gillon dans l’encrage. Ca fait le job, mais ça n’emporte pas grand chose.Oui, elles sont jolies, un peu perverses et charmantes. Le problème reste la crédibilité.

On est dans un cliché de films X. Ca apporte autant de sourire que de douche froide. La recette est là et la mayonnaise prend difficilement. Le nostalgique y trouvera ce qu’il recherche, les autres passeront vite à autre chose.

– Pffff… Un voyeur ! J’aurais préféré un violeur, c’est plus clean !

(Version lue DYNAMITE Editions Collection Canicule Grand Format)

La Vicieuse de Bruce Morgan

4e et dernier volume des Instincts Pervers, La Vicieuse boucle les aventures de Valérie et Sylvie.

Bruce Morgan La Vicieuse CouvEn bref, Valérie finit ses vacances sous les tortures consenties dans la ferme du Berry et retrouve sa vie de professeur. Mais après ce qu’elle a vécu, la vie est bien fade, mais aussi remplie de surprises…

La conclusion des Instincts Pervers est à l’image de la série. Avec son lot de soumission, de masochisme délirant et de nymphomanie débordante, les 4 tomes n’épargnent pas grand chose aux lecteurs.

La grande force de l’histoire est tout de même de réussir avec relativement peu de personnages à créer un lien entre eux et une vraie psychologie. Certes, le cadre réaliste explose par moments avec des scènes quasi-vomitives. Mais vous ne pourrez nier avoir été prévenu.

Les Instincts Pervers sont un vrai must. Choquants, déroutants, fascinants, dégoutants, ils ne peuvent laisser personne froid ou bien vous êtes morts.

– Faut avouer qu’elle ne se fait pas prier pour sucer des bites ou donner son cul !

(Version lue DYNAMITE Collection Outrage)