Ma Tante Adorée de Scalzo et Bagliani

Avec Laura Bagliani au scénario et Alessandro Scalzo au dessin, DYNAMITE nous propose de la nouveauté transalpine et ça fait du bien !

En bref, Paolo, jeune homme de 18 ans, passe ses vacances chez sa tante et son luxueux domaine. Elle le surprend à sucer un petit camarade contre des photos de Lucia, la servante de madame. La tante en profite pour faire culpabiliser son neveu et le transforme en soubrette. Plan qu’elle a déjà mis en action avec un traitement hormonal pour le changer en Paola…

On est surpris a la lecture. Au début, le dessin un brin brouillon est loin des critères souvent plus élevés du genre, mais on s’y fait. Et, du coup, c’est tout le stupre du plan machiavélique (et aberrant) de la tante qui nous emporte. Tel Paolo, on est mené par le bout du nez à se demander ce qu’il va bien subir.

Notre héros, parfait candide, se transforme au fur et à mesure en soumise humiliée et contrainte. Et, fort heureusement, ce n’est qu’un délire des auteurs qui poussent une pornographie pleine de domination extrême et fantasmée. On peut rire de ces pages, mais aussi être très excité grâce au côté hors normes et sensationnel. 

C’est au final une lecture légère, mais pleine d’émotions, si on passe le style du dessin. Le thème du travesti et/ou transsexuel est souvent traité très sérieusement notamment par Xavier Duvet pour le réaliste ou Baldazzini pour le fantasme artistique. Ma Tante Adorée trouve sa place au milieu de ces 2 monstres de l’érotisme !

– La prochaine fois que tu me désobéis, je t’enfile un pied dans le cul !

(Version lue DYNAMITE Collection Petits Pétards)

Histoires Inavouables de Ovidie et Jérôme D’Aviau

Ovidie est une ancienne actrice porno passée derrière la caméra et produit des films adultes, ainsi que des documentaires autour de la cause féminine. D’aviau a collaboré dans l’album Premières Fois.

En bref, 10 histoires courtes vous sont proposées dans ce recueil. Tranches de vie, anecdotes croustillantes et fantasmes sont au rendez-vous.

La tranche de vie n’est pas éloignée de la confession intime, exercice qui permet une grande complicité avec le lecteur. Avec Ovidie au scénario, le lecteur adulte s’attend donc à une pornographie respectueuse et excitante. En fait, non. On reste sur l’anecdote, quelque chose qui donne : « Tu te souviens de XXX ? Eh ben, on a baisé, on a fait ça et ça a tel endroit. Woaw c’était super ! »C’est mièvre et consensuel, comme la majeure partie des rapports sexuels « IRL ». Ça rappelle au lecteur le port du préservatif, que les femmes ont aussi une vie sexuelle solitaire et des fantasmes, que des potes peuvent faire des trucs entre eux et ne pas les assumer, qu’un couple peut essayer l’échangisme et s’aimer, que les apparences sont trompeuses, etc. Bref c’est un manuel de la vie sexuelle à refiler à votre adolescent.

Le dessin renforce ce sentiment avec son côté passe partout et impersonnel. C’est lisse, joli et savamment cadré parfois (Je pense surtout à l’histoire du métro). 

Quand on referme la BD, il ne reste pas grand chose. Et c’est un peu triste, j’en attendais davantage. 

– J’avais qu’une trouille, c’était de balancer la purée avant même de pouvoir les toucher !

(Version lue Les Grands Classiques de la Bande Dessinée Erotique – Delcourt Erotix)

Surprise Surprise de Axterdam

Axterdam est un dessinateur qui oeuvre dans de nombreux volumes de la Collection Osez … de la Musardine et dévoile son attirance pour les jeux de cordes et les situations sexuelles originales dans ses BDs.

En bref, Grégory, beau mâle bien bâti, se rend chez Sophia, peintre blonde à la recherche de modèle. La session devient de plus en plus dénudée, puis elle l’attache. Alors qu’il est entravé, Lisa, une belle brune, rentre et le plan réel des demoiselles se dévoile. Elles vengent un acte odieux qu’a commis Grégory des années auparavant et sont bien déterminées à lui donner une belle leçon…

Le lecteur commence le récit relativement classique dans l’attente de la surprise annoncée dans le titre. Celle-ci est vite révélée dans un flashback qui va justifier toutes les « atrocités » qu’elles vont faire subir à Grégory.

Mais le trouble réside dans les 2 principales scènes explicites de la BD. En effet, celles-ci ne sont pas consenties à la base (à ce qui nous est dit), mais se déroulent finalement pour le plaisir du soumis. N’est-on pas dans un jeu pervers entre les protagonistes ?

Les cordes sont de sortie et on s’aperçoit bien de l’amour de l’auteur pour cet exercice. Domination et soumission sont au cœur des planches. Le trait d’Axterdam donne un côté Film Noir à l’ensemble, ce qui renforce selon moi, le côté fantasmé du récit.

Au final, c’est un récit érotique assez puissant à la lecture facile, car on est servi par une sexualité plurielle et volontiers lubrique (SM, jeux de domination, soumission non désirée, sodomie, lesbiennes, fétiche latex, etc.) !

– Les voisins n’aiment pas les cris d’animaux sauvages et je te promets que tu vas couiner, petite pute ! … Quand tu connaîtras la douce sensation de te faire enculer à sec ! Une sensation que connaissent tellement de femmes le samedi soir dans la France profonde !

(Version lue DYNAMITE Collection Petits Pétards)

Bite Fighter de Olivier Texier

On a déjà évoqué Olivier Texier pour sa participation dans Bonheur #1 et #2!

En bref, dans une Amérique en pleine pénurie de pétrole, Kato va participer à son premier combat d’arène pour échapper à la prostitution… et au célibat. Il rend visite à Buzz et Tyler afin de les inviter à venir assister à sa première victoire ! Buzz, ancien champion de l’arène, refuse de l’accompagner. Mais Kato et Tyler tombent dans un piège et Ty est kidnappé, mais surtout violé. Buzz va donc tout faire pour sauver son amant !

Les BD Cul c’est toujours la même recette. On prend un dessinateur du sérail Requins Marteaux, et il fait une BD mêlant érotisme et gros humour. Chacun appréciera le mélange selon ses goûts. Mais bien souvent, selon moi, les ingrédients sont bien fades. Donc je m’en lasse très vite.

Mais j’ai un faible pour Texier (ou Charon tellement ce sont le même dessin et les mêmes thèmes). Son trait gras et sale colle à son univers décadent.

Mon passé d’amateur de jeux vidéo a tout de suite été en alerte, tant le récit est calqué sur le scénario d’un jeu de combat. Je n’ai donc pas été étonné quand j’ai découvert les inspirations sur le site de la BD. Avec un point de départ aussi viril et masculin, les protagonistes gay sont tout à fait dans le ton. La violence des rings se retrouve dans les scènes de sexe particulièrement hard et variés (gode, fellations, sodomies, fistfucking, etc.).

On ne peut pas s’ennuyer devant ce récit simple et efficace. Les joueurs grinceront certainement des dents en constatant le « détournement » gay de leur univers vidéoludique. Ca marche ! Big up au Mâle Alpha !

– Voilà, je viens de passer le deuxième sphincter tout en douceur… A travers ton cul, je me fraie un passage vers le ciel… en te procurant un plaisir infini !

(Version lue Les Requins Marteaux – BD CUL)

Pinocchia de Jean-Pierre Gibrat et Francis Leroi

Francis Leroi est déjà responsable du scénario des Perles de l’Amour. Gibrat, quant à lui, est un des grands noms de la BD franco-belge !

En bref, Galipetto est un vieux menuisier dont la solitude et la frustration le rongent. Il sculpte un mannequin de bois d’un arbre qui s’abat sur sa maison pour satisfaire ses bas instincts. Au réveil, une brune plantureuse le réveille et réclame un nouveau câlin à son « papa ». C’est à ce moment que la police les interrompt et l’arrête aussitôt. Laissée à son sort, Pinocchia, à la recherche de câlins, fait vite de nouvelles rencontres, des mauvaises, bien entendu !

Pur produit de son époque, Pinocchia porte la marque de fabrique des Echos des Savanes avec un érotisme hardcore ou une pornographie trop légère. Bref, ces pages vont vous chauffer, mais vous laissez sur votre faim. Il faut dire que le trait de Gibrat est classique, mais il sait dessiner les femmes et les mettre en valeur ! Tandis que Leroi, en roublard, adapte le conte originel et le détourne avec beaucoup d’humour.

Pinocchia est un personnage de BD érotique parfait. Elle a un corps de rêves et est parfaitement candide et crédule. C’est un appât pour que la bestialité de l’homme et ses désirs de femme-objet soient mis en évidence. Ah, j’oubliais, ce n’est pas son nez qui grandit à chaque mensonge, mais sa poitrine !

C’est donc un conte moral aux accents très franchouillards, agréable à lire et qui passe très bien dans toutes les bibliothèques (juste à côté de la Survivante de Gillon par exemple).

 – Viens contre moi, ma Pinocchia, que je profite plutôt de tes gros flotteurs !

(Version lue « Les Grands Classiques de la Bande Dessinée Erotique » – Hachette)

Orgasmo 1 & 2 de Christophe Bier et Jimmy Pantera

Christophe Bier est l’auteur du Dictionnaire des Films Français Pornographiques et Erotiques, livre essentiel à toutes les bibliothèques.

En bref, 2 volumes rassemblent la savoureuse collection de M. Bier de matériel publicitaire de films d’exploitation, principalement axé autour de l’érotisme. Au programme, nous avons des affiches et des photos qui s’étalent des années 50-60 à la fin des années 80. Le matériel est essentiellement français, mais il y a des perles du monde entier.

Quand on évoque le cinéma d’exploitation, le cinéphile a en tête ces films racoleurs au titre évocateur et au contenu souvent violent et sexué. Bref, pour résumer, c’est du cinéma avec du sang, des nichons, des monstres, des nazis, etc. Mais il n’y a pas que l’horreur ou l’érotisme. On appréciera les films « éducatifs » ou faux documentaires sur le naturisme, la prostitution ou la prison (qui permettaient d’esquiver la censure de l’époque certainement).

Il y a toute la vitalité d’un genre qui, souvent, misait davantage sur le visuel, plutôt que le contenu. Affiches explicites, typographies criardes et accroches salaces agrémentent ces pages qui provoquent étonnement, émoi et parfois rires (il faut bien le dire).

La somme collectée de documents donne le tournis. En 2 fois 224 pages, c’est toute la nostalgie d’un cinéma souvent décrié, mais aussi d’une époque qui s’impose à nous. L’hommage est respectueux et passionné !

(Version lue Serious Publishing)

Les Femmes de Leone Frollo

Frollo est un dessinateur vénitien, auteur de classiques tels que Casino et Mona Street.

En bref, il fallait bien un artbook reprenant l’art de Leone Frollo. Le recueil d’illustrations est en couleurs, ce qui n’est pas le cas de ses albums.

On ne peut pas nier la variété des femmes qui sortent des crayons et pinceaux du « Maître du Rialto ». Tantôt fines et élancées, puis plantureuses, ses filles ont toutes une touche d’élégance indéniable avec des coiffures impeccables, des sous-vêtements affriolants dans des poses suggestives et naturelles.

Ce qu’on peut lui reprocher, c’est tout de même de faire de l’érotisme à papa. Malgré un amour sans borne pour la femme, son corps et toute l’énergie qu’elle dégage, le tout est extrêmement classique et bourgeois.

Ses femmes sont chics, voyez comme il les habille pour mieux les dévoiler. Elles sont charmeuses, peu de dessinateurs peuvent créer cette étincelle dans le regard. On se sent observé. Quand les yeux sont fermés, c’est pour mieux être relâchée dans l’abandon. Chaque dessin amène une situation que chacun peut comprendre et s’approprier.

Et le bougre a un talent rare pour, en quelques lignes, provoquer une réelle émotion, un émoi rare qui flatte l’œil, titille le cervelet et agite le pantalon. Une sensualité sophistiquée et chic qui ne laisse jamais indifférent !

(Version lue Lo Scarabeo)

Ses Mains Sur Ma Peau de Marc Ali

Marc Ali est un infographiste français.

En bref, Alexandra accueille une nouvelle équipière, Hélène, au sein de l’hôpital où elle est infirmière. Elle ressent aussitôt une attirance envers la brune qui ne semble pas farouche. Le soir, elle se confie à son mari, Josh, photographe qui la trompe avec ses modèles. Très excité par la situation, il cherche à en profiter pour dévergonder sa femme…

Vous avez peut-être déjà vu des vidéos porno basées sur le moteur graphique d’un jeu vidéo reprenant les modèles et leur faisant réaliser des fantasmes en général assez extrêmes. C’est le même principe qui est utilisé par Marc Ali avec le logiciel thriXXX (si vous vous sentez créatifs). Au début, je dois bien dire qu’on se croit dans un roman-photo décalé. Et comme tous soaps, on finit par se faire avoir et le reste de la lecture se passe sans problème, hormis une sensation d’étrangeté permanente.

Malgré les efforts très prononcés sur les expressions de visage, les corps semblent bien raides. Les défauts sont les mêmes qu’un roman-photo, les personnages sont comme figés.

L’histoire est assez convenue, mais les personnages sont bien campés. On a lu bien pire. L’héroïne bouleversée par un désir lesbien inédit et un brin candide n’est pas déplaisante.

Voilà, c’est un objet unique, parfois comique malgré lui. Je ne connais pas d’autres titres de ce format, mais ça ne sera pas le dernier, j’en suis convaincu !

PS : Vous venez de trouver le cadeau idéal pour votre compagne/compagnon accro aux jeux vidéo ! Ne me remerciez pas !

– Alors pourquoi es-tu venue ? … Et pourquoi n’as tu rien dit lorsque je t’ai embrassée hier soir ?

(Version lue DYNAMITE – Collection Petits Pétards)

Miss 130 de Tomo Chiyoji

Miss 130 a fait partie des premiers mangas parus en France au tout début des années 90.

En bref, Miss 130 est un recueil d’histoires courtes où une plantureuse femme vit des aventures sexuelles avec le premier qui passe. Cette héroïne, identique à chaque scène, est une bourgeoise voluptueuse, maquillée, vêtue court et dotée d’un tour de poitrine qui lui vaut son matricule.

En misant tout sur son héroïne, Chiyoji marque des points. Elle est ultra féminine et le personnage reste suffisamment floue pour la placer dans n’importe quelle situation. Elle est tour à tour voleuse surprise devant être fouillée, victime d’un pervers et d’un voyeur, compagne domestiquée pour devenir une affamée de sexe, mère de famille abusée, etc.

Avec cette salope parfaite, le lecteur en prend plein les yeux avec ces mamelles qui balancent, son corps suintant et brûlant, ainsi qu’une voracité sans pareille.

L’album est plutôt bon, mais daté dans sa réalisation. C’est du hentaî pour salaryman un peu frustré qui préfère éjaculer dans un mouchoir. C’est aussi un bel exemple de la pornographie nippone et de la belle maîtrise d’un dessinateur sur un sujet qu’il explore à fond et en tire le meilleur !

– Aaaah… C’est la fièvre du mardi soir… Mon bénitier brûle… J’ai… J’ai besoin de ton gros goupillon pour l’apaiser !

(Version lue DYNAMITE – Collection Outrage)

Prédateur de la Terreur : O.M.W.O.T. (One Man War On Terror) de Benjamin Marra

L’internaute qui passe régulièrement sur ce blog a dû se rendre compte de l’arrêt brutal et sans sommation de la parution des chroniques. L’explication est simple, je bloquais totalement sur la rédaction de cet article, incapable de restituer tout le bien que je pense de ce titre, hilarant, référencé et enthousiasmant. Bref, du bonheur en cases !

Benjamin Marra est un dessinateur Américain.

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En bref, après les attentats du 11 Septembre 2001, George W. Bush crée les Prédateurs de la Terreur. Des agents secrets ultra-performants la composent, dont le fameux O.M.W.O.T. que nous retrouvons à Jakarta. Sa mission : retrouver une micropuce afin d’empêcher une cyber attaque sur les Etats-Unis.

Lecteur, tu vas t’armer d’un second degré à l’épreuve des balles quand tu liras cet album. Marra pousse le bouchon très loin. Il se sert des codes des comics et des séries américaines où le héros est omnipotent, mais aussi des théories conspirationnistes qui fleurissent un peu partout (coucou à nos amis reptiliens illuminatis).

OMWOT bute tout ce qui bouge et baise ce qui reste debout, voire il fait les deux à la fois. Des méchants, un héros bête et sans scrupules, du sang, du sexe hétéro et gay, mais surtout des protagonistes qui commentent tout ce qu’ils font à l’image. Et vous avez cet OVNI instantanément culte !

– Vous êtes si séduisant quand vous me pénétrez tout en pilotant l’appareil !

(Version lue Les Requins Marteaux)