Japon Makoto Ojiro

Nude de Mihiro et Makoto Ojiro

Mihiro Makoto Ojiro Nude Couv

Makoto Ojiro, mangaka confirmé, adapte Nude, l’autobiographie d’une star de cinéma porno japonaise, Mihiro.

En bref, Mihiro s’ennuie dans son travail. Son petit ami la pousse à démissionner pour faire le travail qui la rendra heureuse. Un jour, un producteur l’interpelle dans la rue et lui propose de faire des photos de charme…

Après plusieurs titres purement hentaï, je me suis dit qu’il fallait sortir de l’image “Manga veut dire porno déluré et délirant.” Quand j’ai vu Nude, je pensais être tombé sur cette perle rare, un titre japonais qui parlerait de sexe sans détour, ni fard. C’est dans cet état d’esprit que je me suis lancé dans la lecture. J’ai vite déchanté…

En effet, je me suis ennuyé ferme à la lecture. Le parcours de Mihiro sonne comme une histoire qu’on a déjà lue mille fois. Oh, son petit copain est pas content ! Oh, elle n’a pas envie de se mettre nue devant les gens (mais elle mouille comme une fontaine…) ! Mihiro veut aller de l’avant, mais freine des 4 fers. Cela donne un récit déséquilibré. Ca parle de cul, mais ça n’en dévoile que très peu.

De la photo de charme à la vidéo porno…

En tant que biographie d’une star du X, on s’attend à des détails sur l’industrie, comment ça se passe lors que la caméra ne tourne pas, etc. Mais non, Mihiro préfère s’attarder sur les détails de sa vie. Son petit copain qui la trompe en est le parfait exemple. Du mièvre, c’est tout ce que vous aurez, ici pas de croustillant pour les curieux.

Je ne vous parle même pas du point d’orgue de l’histoire, un vrai drame qu’elle oublie instantanément quand on lui dit que ce n’est pas de sa faute. Affligeant… Et enfin les dernières pages sont juste totalement à côté du personnage principal qu’on nous a présenté. C’est à se demander si il manque des pages (voire des chapitres entiers?).

Makoto Ojiro, de son côté, rend un manga propre et bien tenu. Le dessin, sans être exceptionnel, reste convaincant, ainsi que son sens du cadre. On regrettera la censure nippone qui, ici, cache les sexes masculins.

Le sujet de base était prometteur. Le résultat n’est pas loin d’être une grosse déception. Pour résumer, vous aurez du charme, de l’eau de rose et une histoire relativement banale (bancale?).

– J’enlève ma culotte et je prends des poses sexy pour des magazines !!

(Version lue Glénat)

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